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Le Louvre supprime la gratuité du premier dimanche du mois en haute saison

Bernard Hasquenoph | 2/02/2014 | 21:27 | 24 commentaires


Initié par la droite, amputé sous la gauche, le symbole est fort et quelque part désespérant. Si les conditions de visite sont ce jour-là parfois pénibles pour les visiteurs et pour les personnels, le premier dimanche du mois gratuit au Louvre est une rare réussite de cette démocratisation culturelle tant recherchée et tant vantée par les politiques de tous bords.

Signez notre pétition lancée le 2 février et faites tourner !
Notre réponse au Louvre
Notre tribune dans Libération

A la source de l’info - On savait que le projet de supprimer certains dimanches gratuits au Louvre était dans les tuyaux mais on ignorait qu’il avait été validé. C’est le dimanche 2 février, en dialoguant avec le Louvre sur Twitter qu’on a découvert la restriction nouvelle à la basse saison. On a ensuite déroulé le fil, consulté le site du musée qui le confirmait puis écrit cet article. Nous l’avons envoyé le soir même en communiqué à la presse et à l’AFP qui, le lendemain, a fait une dépêche, sans citer sa source, ni cette pétition et donnant le seul point de vue du musée.

02.02.14 | LE BRUIT AVAIT COURU dans la presse il y a peu, le Louvre allait encore augmenter son tarif d’entrée cette année, déjà relevé à 12 euros en juillet 2013. Le musée avait alors démenti sans se vanter du reste. Pourtant, la décision de supprimer la gratuité du premier dimanche du mois d’avril à septembre, avait déjà été votée au conseil d’administration du 29 novembre 2013. Un symbole fort qu’on n’attendait pas de son nouveau président, Jean-Luc Martinez, qui, depuis sa nomination en avril 2013, ne cesse de mettre en avant son souci du public populaire. Encore moins sous un gouvernement de gauche quand la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, place l’accès à la culture pour tous au coeur de sa mission. N’est-ce pas elle qui déclarait, lors de sa première Nuit des musées en temps que ministre : « La gratuité pour les 18-25 ans ne suffit pas, il faut aller chercher les gens, en partenariat avec les associations, les collectivités territoriales, attirer tous les publics. » ? Il est vrai que, ce même soir, elle rappelait l’engagement de François Hollande de « sanctuariser le budget du ministère de la Culture », promesse de campagne non tenue puisqu’en baisse de 4,3% dès 2013, chute confirmée l’année suivante.

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Voyant leurs subventions baisser en conséquence et la compensation de la gratuité des 18-25 ans supprimée, les grands musées doivent donc se serrer la ceinture et sont même encouragés par le gouvernement à augmenter leurs ressources propres, comme l’a rappelé Michel Guerrin, dans Le Monde dernièrement. En effet, le 18 décembre 2013, le Comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (CIMAP), usant d’un vocabulaire qui n’a rien à envier à celui de l’ère Sarkozy, demandait aux établissements publics culturels de l’Etat de « développer des politiques dynamiques de ressources propres (mécénat, billetterie, locations d’espaces, valorisation de la marque, services d’ingénierie…) pour permettre à un plus grand nombre d’établissements culturels d’augmenter leur autonomie financière ».

Bon élève, le Louvre avait donc devancé l’appel, au lendemain de la reconduction à son conseil d’administration certainement révélatrice, de la très libérale économiste de la culture Françoise Benhamou, « au titre des personnalités choisies en raison de leur connaissance des publics des musées nationaux » (sic). Cette ennemie jurée du concept de gratuité est par ailleurs partisane d’instaurer une discrimination par la nationalité, en doublant les tarifs d’entrée des musées pour les touristes non européens, chose qu’elle avait proposée dans un rapport en 2011 [1]. Faire payer les étrangers est un argument récurrent chez les partisans, en France, du droit d’entrée au musée depuis leur essor au XIXe siècle et il entre certainement dans la décision du Louvre de supprimer aujourd’hui la gratuité du premier dimanche du mois en haute saison, pénalisant ainsi le public local [2].

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Au Louvre © Bernard Hasquenoph

Si l’on peut comprendre les obligations des grands musées en ces temps de crise, il est plus que fâcheux de toucher à cette institution du dimanche gratuit qui plonge dans les racines du Louvre et qui a largement prouvé son efficacité, en terme de démocratisation. D’autant que l’initiative ne manquera pas d’être suivie par ses confrères déjà enclins à rivaliser d’imagination pour augmenter leurs tarifs, comme récemment au musée d’Orsay, au détriment des visiteurs.

LE DIMANCHE GRATUIT AU LOUVRE, UNE INSTITUTION
Créé sous la Révolution française, en 1793, le musée du Louvre instaura la gratuité pour tous comme principe fondateur. Ce droit perdura jusqu’en 1922 où il fut supprimé partiellement après trois décennies de débat. Ensuite, il n’eut plus cours que le jeudi après-midi jusqu’en 1927 et tous les dimanches jusqu’en 1990 où il fut supprimé dans l’indifférence générale, à l’époque du Grand Louvre, Jack Lang étant alors ministre de la Culture. A la fin du XIXe siècle, la visite du dimanche était une véritable institution, décrite ainsi par Georges Clemenceau, ardent défenseur de la gratuité au musée : « Le Louvre est encombré le dimanche : on ne peut s’y mouvoir. Toutes les classes de la société sont représentées là (...) Les enfants ouvrent des yeux stupéfaits. Ils reviendront. Qui sait ce qui peut germer dans ces jeunes cervelles avides d’impressions, qui, recevant beaucoup, voudront peut-être un jour donner quelque chose à leur tour ? » [3].

En 1996, Philippe Douste-Blazy, ministre de la Culture de Jacques Chirac, en rétablit le principe, restreint au premier dimanche du mois, manière d’associer la culture à la politique de lutte contre la fracture sociale et les inégalités voulue par le Président de la République. Expérimentée deux ans au Louvre, la gratuité du premier dimanche du mois fut étudiée sous toutes les coutures, sous la direction de Claude Fourteau, chargée de la politique des publics [4]. Dans le même temps, un groupe se réunissait pour réfléchir à la politique tarifaire du musée et décidait une pause durable, « de nombreux indices donnant à penser que le seuil d’acceptabilité des tarifs avait été franchi pour certaines catégories de visiteurs, notamment locaux ». Le billet d’entrée coûtait alors 45 francs, soit moins de 7€.

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Au Louvre © Bernard Hasquenoph

Devant le succès de l’opération, non pas seulement en terme d’augmentation de fréquentation mais surtout de diversification des publics, la gratuité du premier dimanche du mois fut pérennisée au Louvre en 1998 puis étendu à tous les musées et monuments nationaux par la ministre de la Culture socialiste Catherine Trautmann pour abaisser la « barrière tarifaire », mais limité à la basse saison pour certains monuments comme le Château de Versailles.

Les enquêtes d’impact furent poursuivies au Louvre, en tout sur cinq ans, concluant à un « effet (…) durablement positif » sur la fréquentation, la composition et la perception des visiteurs : affluence augmentée de 60%, forte mobilisation des franciliens, des jeunes et des familles. Il fut constaté que cette gratuité circonscrite dans le temps profitait à toutes les catégories sociales et avait une vertu fidélisatrice. On nota la présence de beaucoup de primo-visiteurs, parmi lesquels une forte proportion d’employés et d’ouvriers. Qualitativement, la visite s’en trouvait transformée : « La gratuité libère. Car l’argent dépensé à l’entrée agit d’ordinaire comme un poids, impose la contrainte de “rentabiliser” sa visite, de s’astreindre à la rendre “profitable” en tentant de tout voir. La détente que procure la gratuité introduit à des dispositions nouvelles, qui incluent l’émotion et le plaisir. ». En clair, c’était une réussite en terme de démocratisation culturelle, chose plus contestée pour une gratuité appliquée uniformément à l’année.

Avec le temps, il est certain que les conditions de visite au Louvre se sont dégradées ce jour-là, devenant parfois très pénibles tant pour les visiteurs - la ministre Aurélie Filippetti s’en serait elle-même plaint - que pour les personnels en nombre insuffisants. Surtout l’été avec l’afflux touristique en accroissement constant, très nombreux également les autres jours payants. Si l’on peut à juste titre le déplorer, c’est la preuve aussi de la force de l’attractivité de la gratuité auprès d’un public très varié. Toucher à ce symbole est une forme de renonciation à voir traduire en acte la volonté d’une culture réellement pour tous. Claude Fourteau estimait que la gratuité du premier dimanche du mois constitue un « investissement à long terme qui concerne l’élévation du niveau culturel général, et l’avenir des musées ». Préservons-la.

Signez la pétition « pour le maintien de la gratuité le premier dimanche du mois au Louvre », lancée le 2 février 2014. Faites tourner !

:: Bernard Hasquenoph | 2/02/2014 | 21:27 | 24 commentaires

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VOS COMMENTAIRES


20.04.2014 | colibri |

bonjour,

la gratuite le 1 dimanche du mois c’est de permettre à tous d’acceder à la culture un peu de solidarite dans ce monde,,,,,,,,,silvent.


6.04.2014 | BRUN |

Supprimer l’accès gratuit le 1er dimanche du mois en haute saison, et c’est approuvé par le Ministère de la Culture ! Une honte ! Cela démontre bien la perspective élitiste de la culture en France. Et nous nous étonnons d’être à la traîne culturelle du monde. A Londres, les musées sont gratuits, et j’y vois un public très jeune s’y précipiter pour s’émerveiller et apprendre. A Doha, au Qatar, les professeurs de langue utilisent les musées - gratuits - pour des travaux pratiques sous forme de visites interactives en anglais ! Résultat, à 12 ans, les jeunes qataris sont totalement bilingues !

Je me souviens d’un responsable du Louvre expliquant, lors d’une émission de radio, que les musées devaient être payants, non pour des raisons économiques, mais parce que le culture doit se mériter... consternant.


5.04.2014 | SELKA Abdellouahab | http://abdellouahabmurdjadjo.jimdo.com/

Le premier dimanche de chaque mois était une motivation pour les amoureux de l’art en général la gratuité du 1er dimanche de chaque mois est un Apostolat que l’Etat doit maintenir.


5.04.2014 | Commios |

Plutôt que la gratuité, ce serait mieux de baisser le tarif d’entrée, tous les jours. Quant à la proposition de faire payer plus cher les étrangers ce serait une mesure inique très contestable, c’est de la ségrégation.


4.04.2014 | moisseul |

eh bien ! puisque le premier dimanche des mois d’été devient trop inconfortable, qu’il soit remplacé par des jours de gratuité supplémentaires les autres mois. Solution trop simple pour les fonctionnaires de la culture, bardés de diplomes, de mépris et d’inculture.


12.03.2014 | lorantaxus |

Là gratuité est un leurre, on le paye toujours autrement et je vous rappelle que l état français doit faire des économies, le Louvre doit donc augmenter ses ressources propres ! Pensez vous que la France pourra rembourser une partie de la dette sans sacrifices des plus modestes, balivernes ! En sortant de la mondialisation( mensonges du fn !)


3.03.2014 | Mariannique |

La culture pr tous, heureusement que c’est la gauche qui fait cela !

Donc on résume, pour la culture on fait des cadeaux fiscaux aux personnes qui peuvent s acheter

des oeuvres qui font des millions d’euros, mais le peuple, la nation, ne peut visiter

une fois par mois ses monuments ? ok les touristes d’abord, alors mettez des creneaux horaires

comme l’Espagne le fait déjà ! Le Palais de Tokyo est fermé à la populasse depuis 2005, super on

avance !!! avec le denier public, on vide les gens de leur sang et on ne leur permet meme pas le voir


3.03.2014 | Serge |

Le Louvre était gratuit tous les dimanches quand j’étais plus jeune. Cela favorisait la culture et évitait l’afflux de visiteurs le premier dimanche du mois.


10.02.2014 | Jean-Do |

Modeste suggestion : deux dimanches gratuits les mois d’hiver puisque c’est aux beaux jours que ça gêne


10.02.2014 | Thierry PLOUZENNEC |

Il est bien triste de constater que l’argent public manque pour financer le principal musée national public de France. Le plus grand musée du Monde en est réduit à supprimer quelques jours de gratuité par an, au détriment des personnes aux ressources modestes. C’est une mesure injuste socialement, qui va réduire l’accessibilité à la Culture.

Je suis favorable au rétablissement de la gratuité le premier dimanche de chaque mois et à l’extension de cette gratuité. Comment le faire ? En augmentant le financement public des musées.


9.02.2014 | ours |

encore une chose passé sous silence !!!!!!!!!!!!


8.02.2014 | Loli |

Un endroit accessible à tous. ! Nan il faut le garder gratuit un SEUL JOUR !!!


7.02.2014 | Olivier Cartier |

Je suis pour la culture délivrée au plus grand nombre.

O.Cartier


5.02.2014 | Joelle |

Comment faire pour signer cette pétition ? Je ne suis pourtant pas adepte de ce genre de manifestation, mais retirer le droit d’accès au musée du Lo uvre (pour lequel, par ailleurs, nous cotisons déjà par le biais de nos impôts)et donc, à la culture pour tous me semble peu judicieux. L’accès à la culture est un droit pour tous, y compris pour ceux qui ont de faibles revenus. Chaque premier dimanche du mois, je me lève tôt pour jouir de notre patrimoine collectif. A 12 euros, je devrai y renoncer ; ce sera donc désormais une matinée de solitude supplémentaire et le regret de ne pouvoir plus profiter de ce plaisir que j’attendais avec impatience et qui me donnait un but agréable et enrichissant. Vite, comment faire pour signer cette pétition, s’il vous plaît. « J’ai la haine » comme disent nos enfants !

Bernard Hasquenoph / Louvre pour tous, le 5/02/2014, à 19:24 |

Merci pour votre message, Joelle, je vous comprends parfaitement. La pétition est ici et faites la connaître autour de vous :

http://premierdimanchedumoisgratuitaulouvre.wesign.it/fr

Bien à vous


5.02.2014 | Quervet Marie |

Il est primordial de maintenir la gratuité du premier dimanche du mois au Louvre toute l’année, pour un accès à l’art pour tous !


5.02.2014 | Didier Barras |

La culture doit être gratuite !....au moins une fois par mois ...^^


5.02.2014 | Bernard Hennebert | http://consoloisirs.be

Imitant le Louvre, en Belgique, on est passé en 12 ans, de 1 à 100 musées pratiquant la « gratuité du 1er dimanche ». Dimanche dernier, notre ministre de la culture est venu participer au « 1er dimanche gratuit »... Triste coincidence !

Une différence avec la France : en Belgique nous nous battons en plus pour qu’il y ait une médiatisation presse écrite - radio - télé - facebook CHAQUE MOIS de la gratuité.

Et cela marche...

Chaque mois, l’association « Arts & Publics » fait la fête de la gratuité dans un des 100 musées. Résultat pour la fête de ce 2 février 2014 : Super affluence, ce premier dimanche du mois gratuit, à la Maison du Roi, sur la Grand Place de Bruxelles.
- Aujourd’hui, c’était la fête de sa gratuité : 1.633 tickets ont été comptabilisés.
- Un dimanche payant y attire environ 300 visiteurs.
- Un dimanche gratuit normal, sans médiatisation particulière, y attire (selon l’expérience de toute l’année 2013) entre 800 et 1.000 visiteurs.

Il y a 5 ans, le ministère de la fédération Wallonie-Bruxelles (et la presse écrite) considérait que si la gratuité mensuelle attirait 20 % de public en plus, c’était un franc succès. À savoir, dans le cas présent, un dimanche payant à 300 visiteurs et un dimanche gratuit à 360 visiteurs...

Voici le bilan et une analyse de cette formidable évolution :

En page 20 et 21, ici, en pdf http://www.cultureetdemocratie.be/journal-pdf/Journal_29.pdf

Devenons amis sur facebook ?


4.02.2014 | Toulmé | http://www.facebook.com/ArtsPremier...

Dans le même ordre d’idée, il serait beaucoup plus confortable pour tout le public intéressé par les arts premiers, je pense en particulier aux scolaires, aux étudiants, que le pavillon des Sessions du Louvre soit ouvert correctement (entrée et sortie) et au moins une fois dans la semaine en nocturne ! Le Louvre pour tous, c’est aussi les Arts Premiers, non ?

Bien cordialement


4.02.2014 | Freedonio |

pour une fois que Douste -Blazy a fait quelque chose de bien !...


4.02.2014 | DC |

En effet, comme il est dit dans l’article, la gratuité « libère ». On ne se sent pas obligé de « rentabiliser » le tarif d’entrée. Comme c’est agréable à Londres de pouvoir entrer dans certains musées juste pour une demi-heure, ou juste pour revoir une œuvre qui nous a particulièrement plu.

D’autre part,la double tarification (notablement plus cher pour les étrangers) est de mise, par exemple en Russie. L’effet ressenti est terriblement désagréable, voire dissuasif : il nous est arrivé de renoncer à une visite pour cette raison !


3.02.2014 | Loloshka |

C’est absurde. Qu’est-ce qui motive cette intention ? Un dérapage économique ? D’autant que lorsqu’on réside pas loin de Louvre, on est amené à y revenir et on attend pas patiemment le 1er dimanche du mois, sauf peut-être une partie infime de la population francilienne… Bref, je ne comprends pas… ce qui me pousse doublement à signer cette pétition. Loloshka


3.02.2014 | Marie Henon |

Il est primordial de maintenir la gratuité du premier dimanche du mois au Louvre toute l’année, pour un accès à l’art pour tous !


3.02.2014 | Maï Wal |

Il est important de maintenir la gratuité le premier dimanche du mois au Louvre toute l’année.


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NOTES

[1] Françoise Benhamou, dans son combat idéologique contre la gratuité, n’hésite pas à avancer des arguments parfois fantaisistes, comme le fait que « les musées britanniques compensent le coût de gratuité par des prix d’entrée pour les expositions temporaires très élevés, de l’ordre de 20 ou 25 livres sterling » (Le Figaro). On a eu beau chercher de tels tarifs dans les grands musées londoniens, on n’en a pas trouvé. En ce moment, ils oscillent entre 10£ et maximum 16,50£, certaines expositions étant même gratuites et la majorité équivalente à ce qui se pratique dans les musées nationaux français payants.

[2] Dans le débat sur la gratuité au musée entre 1890 et 1920, l’idée de faire payer les touristes était un argument fréquemment avancé (« Notre vieux Louvre est méconnaissable (...) et maintenant que la clientèle cosmopolite de l’Agence Cook est prépondérante, je vois moins d’obstacles à certains jours payants », Raymond Bouyer, L’Artiste, août 1896). Aujourd’hui, en dehors du fait que les touristes, quand ils viennent en France, dépensent bien au-delà du musée, gratuit ou non, ce qui alimente bien l’économie du pays d’une manière ou d’une autre, instaurer une préférence tarifaire selon la nationalité, dans le contexte actuel, nous semble une idée dangereuse démocratiquement.

[3] Louvre libre par Georges Clemenceau, Le Grand Pan, 1896.

[4] La Gratuité du dimanche au Louvre. Rapport d’évaluation 1996-2000, par Claude Fourteau, musée du Louvre, 2002 ; La gratuité au bois dormant…Cinq ans de gratuité du dimanche au Louvre 1996-2000, Claude Fourteau, Musée du Louvre - Service culturel, 2001 ; Les Institutions culturelles au plus près du public, sous la direction de Claude Fourteau, éd. La documentation Française, 2002.



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« “Va au spectacle et flatte !” : j’avais pris ces mots du président pour une boutade, en fait ils étaient ma feuille de route » Fleur Pellerin , ex-ministre de la Culture, L’OBS | 17.02.16
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