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Le site du ministère de la Culture plus cher que celui de l’Elysée

Bernard Hasquenoph |

Louvre pour tous | 18/12/2012 | 14:00 | 5 commentaires


530 000 euros pour le nouveau site Internet du ministère de la Culture contre 100 000 euros pour celui de la Présidence de la République, soit cinq fois plus cher. De quoi susciter quelques interrogations. Son prix le place loin devant les sites d’autres ministères. Pourquoi ? Les explications de la Rue de Valois demeurent confuses.

18.12.12 | Ce site web a reçu, le 13 décembre 2012 à l’Assemblée nationale, le trophée de la e-administration par les Victoires des Acteurs publics organisées par le magazine Acteurs publics. Le trophée a été remis à Thomas Aillagon, chef du département de l’Information et de la Communication du ministère de la Culture et de la Communication, qui ne l’était pas à l’époque de sa refonte. Lire ici.

FRÉDÉRIC MITTERRAND DÉCOUVRE L’EXISTENCE DU NOUVEAU SITE, UNE SEMAINE APRÈS SON LANCEMENT
interviewé par Pascale Clarke, FRANCE INTER | 06.12.11 (verbatim)
A écouter ici, 7,05mn

- P.C. : 430 000 euros, c’est le prix, paraIt-il, du nouveau site du ministère de la Culture. Est-ce que c’est pas cher... ?
- F.M. : Quel nouveau site du ministère... ?
- P.C. : Non ?... C’est pas ?... Y’a pas un nouveau site du ministère de la Culture ?
- F.M. : Si... mais 430 000 euors, alors là je dois dire, ça m’a échappé... euh...
- P.C. : C’est pas le vrai coût ?
- F.M. : Je peux pas vous dire, voilà, je peux pas vous dire... parce que, pour l’instant, ça n’est pas venu sur mon bureau encore.
- P.C. : Il est bien, remarquez, mais il est un peu cher par les temps qui courent.
- F.M. : Oui, mais pour l’instant, je n’ai pas encore vu arriver la facture et de toutes façons j’ai une capacité de résister aux factures qui est considérable.
- P.C. : C’est vrai ?
- F.M. : Oui, oui...
- P.C. : Quel est votre secret ?
- F.M. : Eh bien je dis non.


01.12.11, actualisé le 06.12 | CHERCHEZ L’ERREUR ! Mardi, nous révélions sur notre page Facebook puis sur notre compte Twitter, grâce à la perspicacité d’un de nos fans-amis-lecteurs, que le nouveau site du ministère de la Culture www.culturecommunication.gouv.fr avait coûté la bagatelle de 530 000 euros. Plutôt malvenu en ces temps de rigueur. Un prix qui nous a paru à première vue très élevé, tant pour la pauvreté graphique de son interface très flottante, la lenteur de l’affichage de ses pages que pour son absence de nouvelles fonctionnalités. Si l’ancien site méritait assurément d’être réactualisé, on peut regretter que le site du ministère de la Culture ne soit pas plus créatif.

L’info du coût était à dénicher dans la liste des marchés conclus par le ministère en 2010. On y apprenait, à la date du 12 août, que la refonte du site internet culture.gouv.fr avait été attribuée pour 529 065 euros à la société iséroise Silicomp AQL, qui pourtant depuis 2008 porte le nom commercial d’Orange Business Services IT&L@bs suite à son rachat l’année précédente par France Télécom. Dur à suivre quand on sait que le groupe Silicomp fondé en 1983 et depuis donc devenu filiale d’Orange, s’appelle en réalité Network Related Services, nom adopté comme raison sociale en juin 2009.

Mais, histoire d’obscurcir un plus le dossier, on découvre maintenant que quasi toutes les informations inscrites sur la liste émanant du ministère de la Culture étaient fausses, pas de beaucoup mais fausses. A commencer par la date d’attribution du marché : il ne s’agissait pas du 12 août 2010, ce qui ne pouvait effectivement pas correspondre à la date limite de réception des offres fixée au 8 septembre suivant, mais le 15 novembre 2010 tel que l’avis officiel le précise. De même, la société bénéficiaire du marché, parmi 6 offres reçues, n’était pas domiciliée en Isère mais en Bretagne, et s’appelle officiellement Alliance Qualité Logiciel AQL, laquelle appartient bien au groupe ex-Silicomp domicilié lui à Grenoble et avalé par Orange. Enfin, le montant du marché n’est pas de 529 065 mais de 529 900 euros... Très fiable le ministère de la Culture.

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Liste 2010 des marchés conclus / Ministère de la Culture
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Avis d’attribution du marché | 15.11.10

L’avis de l’appel d’offres pour la refonte du site Internet culture.gouv.fr datant lui du mois de juillet 2010 détaille l’objet du marché divisé en deux lots, au montant minimum de 80 000 euros HT chacun. La première prestation attendue avait pour objectif la conception et réalisation de la nouvelle plate-forme technique du site détaillée de la façon suivante :


- Concevoir et réaliser la nouvelle plate-forme technique culture.gouv.fr
- Reprendre et intégrer les principaux contenus existants
- Définir la charte graphique commune au site culture.gouv.fr (signature culture) et les déclinaisons associées (sites DRAC et sites disciplines culturelles).
- Exécuter des prestations de tierce maintenance applicative (corrective, adaptative, évolutive).

Rien que de très banal dans ce genre de dossier, non ? Vu le résultat, on est encore plus perplexe. Le site du ministère de la Culture n’est pas le premier à avoir des ramifications. Les DRAC - bonne chance pour les trouver par le nouveau menu - disposaient déjà de fiches sur le site du ministère. Et certaines possèdent des sites indépendants toujours en fonction. Quant aux pages des disciplines culturelles, on ne peut pas faire plus indigeste : exemple la page Musées. Plus intriguant encore, seul le lot n°1 a été attribué à Silicomp AQL. Mais alors quid du second lot dont l’objectif était l’écriture de nouveaux contenus, voire ré-écriture de contenus existants ? Il serait intéressant de le savoir puisque cela ne peut que faire gonfler encore un peu plus la facture.

Enfin, on notera que parmi les critères d’attribution pour l’offre économiquement la plus avantageuse, le prix, non sans ironie, tient la première place, à hauteur de 35%, après la qualité technique de la réponse (25 %), la compréhension du cahier des charges (15 %), la qualification et expérience de l’équipe (15 %) et le délai de réalisation (10 %). Ca laisse songeur.

TOUT LE MONDE S’ÉTONNE DU PRIX, SAUF ORANGE
Mardi, le site ActuaLitté reprenait notre première info et, sous la plume de Nicolas Gary, la développait, entraînant une avalanche de commentaires, notamment d’Internautes relevant les bugs du nouveau site (jusqu’à planter le 5 décembre pendant plusieurs heures) et s’étonnant également de son prix. Nicolas Gary rappelait que Christine Albanel, ministre de la Culture jusqu’en juin 2009, était actuellement directrice de la communication du groupe Orange, et ce depuis le 1er avril 2010. Contactés, ses services faisaient savoir qu’en gros, celle-ci n’était en rien liée à cette attribution, n’ayant même « sûrement pas vu le nouveau site ».

Suite à cet article, Orange également entrait en contact avec le site ActuaLitté pour indiquer que Silicomp était « fournisseur de la quasi-totalité des ministères et des services de l’État en France et depuis des années » et que, filale à 96% d’Orange, « depuis 2008 pour profiter de la puissance de la marque, elle vend ses produits sous la marque Orange et sa raison sociale est Silicomp, raison sociale qu’elle mentionne dans l’appel d’offres du ministère » alors qu’on a vu que depuis 2009 ce n’est plus le cas. Bref, Orange tenait encore à préciser « qu’en regard du CA réalisé par Orange, la réalisation de ce site n’est pas « une grosse affaire » ». On imagine bien mais en quoi cela justifie-t-il son prix ?

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Le site du ministère de la Culture : avant / après

De son côté Ouest France, s’étonnant également du coût de ce site jugé « dix fois trop élevé » par un professionnel interrogé, faisait réagir le responsable régional de la société prestataire d’Orange, lequel justifiait ce montant par le temps de développement de tels projets, nécessitant la validation de nombreuses personnes, surtout pour un ministère.

L’Express a interrogé Alain Gouzon, chef du Département de l’information et de la communication au ministère, qui a expliqué que les dépenses avaient été limité jusque là à 430 000 euros et que le chiffre de 530 000 constituait un montant « indicateur », se trouvant selon lui dans le cahier des charges de l’appel d’offre « pour contraindre les répondeurs à un montant maximal à ne pas dépasser ». Cela est contredit par l’avis officiel qui mentionne justement explicitement l’absence de tout montant maximum. De toutes façons, cela signifie pas que l’intégralité du budget prévu ne sera pas dépensée, puisque reste maintenant la phase corrective comme prévu dans l’appel d’offres et manifestement il y a du boulot. Sinon, il explique la somme par la complexité de l’arborescence, affirmant avoir réuni pas moins de « 240 sites, indépendants, du ministère sur une seule et même plateforme ».

100 000 EUROS POUR LE SITE DE L’ELYSÉE
Pourtant la perplexité n’est que plus grande quand on se rappelle que le nouveau site de la Présidence de la République www.elysee.fr, lancé en fanfare en mars 2010, a coûté la modique somme en comparaison... de 100 000 euros. On sait l’importance que Nicolas Sarkozy porte à sa communication et au média Internet, autant quand il était candidat que depuis qu’il est président. C’est Le Parisien qui avait révélé ce montant en décembre 2009, précisant que Franck Louvrier qui dirige la communication de l’Elysée et Nicolas Princen, son Monsieur Internet, avaient préféré avoir recours aux services de deux « petites » sociétés, plutôt qu’à une grande agence : Soleil noir pour le design et Nexint pour l’architecture du site, lesquels ne sont pas vraiment des débutants. Lors de son lancement quelques mois plus tard, le coût de 100 000 euros sera confirmé par Nicolas Princen lui-même dans Le Figaro, une goutte d’eau dans les 6,5 millions d’euros du budget communication de la présidence.

Tout aussi intéressantes les investigations du député UMP Lionel Tardy en 2009 pour connaître le coût de la communication Internet des différents ministères, synthétisées par le site PC INpact. On y apprend notamment que la refonte en 2008 du site du ministère de l’Ecologie, qualifiée de grand projet de refonte par ses services, a coûté 102 842 euros, marché attribué à la société Jouve. Les 3 sites du ministère de l’Enseignement supérieur - www.enseignementsup-recherche.gouv.fr, www.etudiant.gouv.fr, www.nouvelleuniversite.gouv.fr -, pour leur maîtrise d’ouvrage, réalisation et développement ont coûté au total 347 136 euros.

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Le site de la Présidence de la République

On notera également que la seule refonte du site du ministère de la Culture d’aujourd’hui, soit 530 000 euros, représente la moitié de la totalité du budget Internet du Premier ministre s’élevant à 1,02 million d’euros. De même, il coûte bien plus cher que ceux de plusieurs ministères comprenant, comme celui du Premier ministre, une multitude de postes : hébergement, frais de fonctionnement, promotion, achats de mots clés, parfois refonte de site... 380 000 euros pour le ministère de la Défense, 137 513,80 euros pour l’Agriculture, 108 842 euros pour l’Ecologie, 29 000 euros pour la Justice ( !)... Tout ceci semble bien confirmer le montant exorbitant du site du ministère de la Culture.

Mais là où on est rassuré, c’est que, cette fois, la Rue de Valois n’a pas oublié de publier ses mentions légales, ce qui semble plutôt normale pour une institution de la République. Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas...

:: Bernard Hasquenoph |

:: Louvre pour tous | 18/12/2012 | 14:00 | 5 commentaires

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EN COMPLÉMENT



VOS COMMENTAIRES


16.04.2013 | Julien | http://www.lavionaredaction.com

Je comprend qu’il doit être compliqué de faire valider des décisions quand le client est un ministère comme celui-là, mais la réponse d’Orange (ou de sa quelconque filiale est ridicule).

Après, ce qui me dérange, ce n’est pas tant qu’on mette un tel budget dans un site internet (même s’il faut avouer qu’il a été plus que largement surfacturé), mais bien qu’il y a clairement eu un problème au niveau de l’appel d’offres. Toutes les explications des intervenants citées dans votre article convergent vers cette idée : Orange qui a les marchés depuis de nombreuses années, et qui se défend juste en disant que « ce n’est pas beaucoup par rapport à son chiffre d’affaires » (on sait bien que dans ce domaine, les acteurs et leurs performances évoluent vite) ; la méconnaissance apparente des conditions de l’appel d’offres, etc.

Et enfin, pourquoi vouloir réunir tous les sites (ex avec les DRAC) au sein d’une usine à gaz quand une bonne organisation multi-sites aurait été plus profitable à l’internaute ?


8.01.2013 | maniro | http://edrooseo.blogspot.fr/

Comme le disait peccadille on attend toujours les services culturels numériques innovant promis pour le site du ministre de la culture. La refonte de certaines pages encore mal agencées. Voici certains problèmes que je rencontre toujours en cette nouvel année 2013 :
- Système de redirection de page lors de l’accès sur le site
- Plusieurs lien mort
- Parfois des informations erronées, obliger de ce reporter à d’autre site informatif

Donc on se demande toujours si la refonte a été complète.


25.08.2012 | France | http://patrimoine-de-france.com

C’est le second twitt qui me conduit ici et je ne suis pas déçu, les articles vont chercher l’information pour étayer le point de vue qu’ils évoquent.

Si la première fois je ne partageais pas tout à fait l’avis exposé, là, j’avoue en avoir pour ma stupeur ! Je peux en effet comprendre toute la difficulté de travailler avec des structures très lourdes et l’augmentation de coût que cela engendre toutefois je ne peux pas comprendre comme c’est évoqué dans l’article tout autant que dans les commentaires les carences technique qu’on constate parfois comme ce jour.

Oui il est vrai que les systèmes stigmatisés ici doivent subir de lourdes charges (mes pauvres serveurs n’en ont même pas idée tellement mes pointes de trafic sont loin de celles de leur confrères même si ils ont encaissé, à une époque, la présence de 30 000 personnes par jour ce qui n’est pas rien) mais je ne peut comprendre le pourquoi des plantages (la technologie permet de gérer ça). J’ai, de plus, aussi beaucoup de mal avec la profonde complexité des sites gouvernementaux, les « refontes », très à la mode, n’ont pour moi eu que le mérite de me désorienter à chaque changement.

En somme nous, comme à une glorieuse époque de l’Armée Française, au point de devoir faire tourner les camions sur le parking pour bruler le quota de pétrole non utilisé afin d’être aussi bien doté l’année suivante ?

Bref sujet bien complexe qui laisse songeur quand on connais le milieu et beaucoup de questions aussi quand on sait le trustrank que ce genre de site brasse et qu’on regarde les budgets dédiés a l’acquisition de trafic / promotion.

Citons un court exemple de l’article de PC impact :

* 88 000 euros référencement de gouvernement.fr

* 242 000 euros référencement de pandemie-grippale.gouv.fr (celle là m’amuse beaucoup, enfin ce n’est peut être pas le mot juste)

* 12 000 euros promotion de Gouvernement.fr (via E-regie, régie internet gouvernementale)

* 69 000 euros référencement de journalofficiel.gouv.fr, Legifrance.gouv.fr, boamp.fr, bodacc.fr, circulaires.gouv.fr, info-financière.fr, Ladocumentationfrançaise.fr, service-public.fr, vie-publique.fr et formation-publique.fr * 55 000 euros pour Boamp.fr

* 335 000 euros pour bodacc.fr (promotion presse écrite et web).

* 228 000 euros pour Service-public.fr (dont promotion radiophonique). Sommes payées en 2009 pour une campagne organisée fin 2008.

Ont ils peur de ne pas être vu ? Ont ils besoins de publicité en tant qu’officiels ? Je pense que le sujet pourrait faire réfléchir le petit monde SEO et amènerait surement de vives discussions.

Rendons leur toutefois le mérite qui leur est dû il ne sont pas absent et notre représentation web n’est pas totalement mauvaise, souhaitons seulement que cela se rationalise pour arriver à l’excellence.

Cordialement


6.03.2012 | Jimmy | http://munci.org/Sites-web-quand-l-...

Même les informaticiens s’offusquent d’un tel prix, c’est pour dire...


7.01.2012 | peccadille |

Comme je l’ai dit sur twitter, je commence à être très fâchée de voir le nombre de pages/sites associés à culture.gouv.fr qui ne fonctionnent pas correctement. Liens morts, pages isolées, mal référencées sur google, problème de serveurs, informations périmées... La somme investie dans la refonte du site avait fait grand bruit. Mais concrètement, qu’est ce qui avait été fait ? Une fois dépassée la page d’accueil du site, on retombe sur des pages avec un look très vieillot : http://www.culture.gouv.fr/nav/index-dt.html

Pour ma scolarité, j’utilise depuis 6 ans le site du ministère et les sites associées à culture.gouv.fr . Voici quelque uns des problèmes que je rencontre fréquemment :
- google m’indique une page du ministère de la culture sur mon sujet de recherche : en cliquant, je suis automatiquement redirigée vers la page d’accueil du site.
- liens morts à l’intérieur des sites (très très fréquent)
- google m’indique une page qui m’intéresse comme par exemple : http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/politique/epcc/epcc.htm Rien dans la page ne me permet de naviguer vers d’autres pages (aucun lien pour remonter l’arborescence du site)
- informations non mises à jour... Certaines pages n’ont pas été actualisée depuis 2008 voir même avant !
- serveurs indisponibles, sites disparus... Impossible d’accéder, par exemple, au site créé pour les 50 ans du ministère, pourtant si utile aux lycéens en terminale histoire des arts pour leur cours sur les politiques culturelles...

Voici donc quelques exemples des problèmes fréquemment rencontrés. Evidement, en bidouillant un peu les URL, on arrive parfois à retomber sur la page recherchée... Cependant, ce manque d’accessibilité à l’information m’exaspère et je m’interroge sur la réalité de cette « refonte » du site... et sur son prix.


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UNE CITATION, DES CITATIONS
« En France, on travaille dans le service public, en Amérique, on travaille pour le public » Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts de Montréal, TÉLÉRAMA | 14.09.16
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