LOUVRE POUR TOUS

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Citations sur Versailles

Louvre pour tous | 19/04/2004 | 15:47 |



CITATIONS GÉNÉRALES
- « (Napoléon) a laissé la France plus petite qu’il ne l’avait trouvée, soit ; mais une nation ne se définit pas ainsi. Pour la France, il devait exister. C’est un peu comme Versailles : il fallait le faire. Ne marchandons pas la grandeur. » Général De Gaulle, rapporté par André Malraux
- « Versailles tout entier est d’abord un grand musée, et c’est aussi un grand cimetière magique, où la vie réapparaît par places, quand on s’obstine à regarder les aspects anciens, à écouter les échos des voix évanouies. Le cimetière est celui de la monarchie française. Elle est momifiée, embaumée là pour jamais. » Gustave Geffroy, « Versailles », Librairie Nilsson, vers 1920, p.6
- « Ce qu’il y a de plus beau à Paris, c’est Versailles. » Pierre de Nolhac, « La résurrection de Versailles - Souvenirs d’un conservateurs 1887-1920 », éd. Perrin, 1937, rééd. 2002
- « Je ne voudrais pas vous prononcer ici après tant d’autres, Versailles, grand nom rouillé et doux, royal cimetière des feuillages, de vastes eaux et de marbres, lieu véritablement aristocratique et démoralisant, où ne nous trouble même pas le remords que la vie de tant d’ouvriers n’y ait servi qu’à affiner et qu’à élargir moins les joies d’un autre temps que la mélancolie du nôtre. » Marcel Proust, Les Plaisirs et les jours, 1896
- « A Versailles, sauf le roi, toute la cour était mal logée ; pas de dégagements, pas d’escaliers, quantité de pièces sombres ; pas de garde-robes. Les mémoires du temps nous ont laissé, sur l’incommodité de la plus grande partie des logements, des détails curieux. Même pour les grands appartements, le service était difficile, beaucoup de pièces se commandaient ; mais ces misères intérieures étaient cachées derrière les grandes façades symétriques du palais, et c’était ce à quoi on paraissait attacher le plus d’importance. » Eugène Viollet-le-Duc, Entretiens sur l’architecture, VIII, 1872
- « Nous avons parcouru une longue suite de pièces qui étaient autrefois le siège de la gaieté, de la splendeur, du luxe et de la magnificence royale, et qui sont devenues maintenant le séjour de la solitude et le témoignage de la grandeur déchue » J.-G. Lemaistre, 1802 (RHV 1901)

CITATIONS ANCIEN RÉGIME
- « Ce palais immense dont la façade du côté des jardins est ce qu’il y a de plus beau dans le monde, et dont l’autre façade est dans le plus petit et le plus mauvais goût. » Voltaire (1694-1778), « Fragments sur l’histoire », art. XXVIII
- « On ne finirait point sur les défauts monstrueux d’un palais si immense, et si immensément cher, avec ses accompagnements qui le sont encore davantage : orangerie, potagers, chenils, grande et petite écuries pareilles, communs prodigieux ; enfin une ville entière (...) Encore ce Versailles de Louis XIV, ce chef-d’oeuvre si ruineux et de si mauvais goût (...) n’a-t-il pu être achevé. » Duc de Saint-Simon (1675-1755)
- « Il n’y a pas d’endroit à Versailles qui n’ait été modifié dix fois et souvent il arrive que c’est tant pis. » La Palatine (1652-1722)
- « Ce n’est pas un palais, c’est une ville entière.
Superbe en sa grandeur, superbe en sa matière. »
Charles Perrault (1628-1703), « Le Siècle de Louis le Grand », 1687

VERSAILLES RESTAURATION / RESTITUTION
- « N’y voir que le palais du Roi Soleil, en négligeant la fin de l’Ancien Régime et toute la période contemporaine – c’est encore à Versailles que Sénat et Assemblée nationale se réunissent en Congrès de nos jours - serait une erreur. Et pourtant, c’est le Grand Siècle qui retient les attentions. Jusqu’à celle d’un architecte en chef des Monuments historiques qui décida récemment de reconstruire (au mépris de toutes les règles du patrimoine) une grille détruite il y a plus de deux siècles, à des fins d’intérêt touristique. L’histoire du château au XIXe siècle est ainsi niée – Louis XIV a vaincu Louis-Philippe ! » Rémi Mathis, conservateur à la BnF, « Si Versailles nous était expliqué ... », nonfiction.fr | 16.11.09
- « Les architectes français ne sont pas du tout formés à ce concept [La Charte de Venise] qui vise à respecter les évolutions successives de l’histoire d’un bâtiment. Ils en restent à la manière de Viollet-le-Duc, à un retour au »dessin initial supposé« . Très rares sont ceux qui adoptent une attitude »ouverte« , à la manière anglaise ou italienne. Par exemple, en France, dans les projets de restauration des églises médiévales, on supprime les sacristies construites aux XVIIIe et XIXe siècles. Comme à Versailles, où on restaure le château tel que l’a laissé Louis XVI à son départ, en supprimant tout de Napoléon III et Louis-Philippe. » Jean-Michel Leniaud, historien in « On passe son temps à briquer les monuments » propos recueillis par Frédéric Edelmann et Florence Evin, LE MONDE | 17.09.09
- « Quand on pense au nombre de chantiers de Versailles et ailleurs en France qui stagnent, et que l’on veut recréer le labyrinthe de Louis XIV, on croit rêver. L’argent privé libère les fantasmes. Moi aussi, je rêve du château de Louis XIV, de celui que Louis XV ou Louis XVI auraient voulu faire, mais je respecte celui qui existe, je suis un témoin, pas un acteur. » Christian Baulez, conservateur en chef à Versailles de 1971 à 2007, L’OBJET D’ART | 01.08
- « Je pars en laissant un Versailles moins authentique que je ne l’ai trouvé, plus abîmé, car l’afflux des visiteurs use forcément le château, plus clinquant mais pas forcément en meilleur état, même si sur le plan du mobilier il y a eu un énorme effort de fait. » Christian Baulez, conservateur en chef à Versailles de 1971 à 2007, L’OBJET D’ART | 01.08
- « Nous sommes là pour réécrire des pages qui ont été écrites avant nous, et pour offrir au public une image toujours plus proche de ce qu’a été le château pour Louis XIV ou Marie-Antoinette. » Frédéric Didier, architecte en chef du domaine de Versailles, « La grille royale, clé de voûte du projet Grand Versailles » par L. C.G., L’OBJET D’ART | 08.06
- « J’ai été nommé architecte en chef des Monuments historiques chargé du château en 1990 et suis aujourd’hui le plus ancien acteur sur le projet de restaurations. Ce programme va surprendre car, au fil des siècles, Versailles avait subi des changements auxquels on s’était habitué ; or j’ai tenu à revenir à l’ultime état de la résidence royale d’avant la Révolution. Versailles fut à son apogée de 1682 à 1789. Ces cent années ont brillé si fort qu’elles éclipsent tout ce qui a existé avant et après. C’est cet état que le public vient voir et qu’il faut retrouver. Au lieu d’ajouter une page supplémentaire à la destinée de Versailles, qui n’en a pas besoin, j’ai préféré relire les pages précédentes à la lumière de l’Histoire. Revenir au XVIIIe siècle, c’est aller à l’évidence, car tous les circuits retrouveront leurs entrées historiques, et les cours, leur allure de salons à ciel ouvert. Avec les dorures des toits et le rétablissement de la grille royale, ce sera spectaculaire ! » Frédéric Didier, architecte en chef du domaine de Versailles in »Le château côté cour...« par Olivier Le Naire, L’EXPRESS Dossier »Versailles avant...après" | 27.09.07
- « A tout restaurer pour permettre aux gens d’en voir toujours plus, on crée un Versailles de pacotille, sans références sérieuses au passé ou aux messages de nos ancêtres. On transforme un patrimoine en produit culturel. » Alexandre Maral, conservateur au Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon depuis novembre 2005, en charge des collections de sculpture in « Faut-il tout montrer aux touristes » par Marc Boujnah | GEO Spécial Versailles n°331 | 09.06
- « C’est ainsi que l’état 1789 auquel on prétend s’efforcer de revenir à Versailles est une fiction transhistorique, qu’on s’emploie à construire à partir d’états avérés mais disparus de longue date, de projets pour certains jamais réalisés mais pas tous, et qui intègre notamment l’ultime campagne du début du XIXè siècle. » Jean-François Cabestan in « Château de Versailles, la reconquête du public », AMC LE MONITEUR N°180 | 06/07.08
- « Il faut être honnête. On sait copier ; on ne sait pas inventer. Il n’y a que les architectes qui croient que l’on peut inventer. On reconstruit aujourd’hui la grille de la cour royale pour revenir à un état 1680 alors qu’entre temps, les deux pavillons qu’elle reliait ont été modifiés. Je dis toujours à mes collègues que, dans cinquante ans, on démolira le pavillon Dufour et dans, cent ans, l’aile Gabriel pour refaire l’état Louis XIV avant 1715. Et même quand on a le tracé d’une fleur de lys bûchée, il est très difficile d’en inventer le relief. Ce n’est plus un art vivant. Louis XVIII en avait fait remettre quand il a restauré le château après la Révolution, restaurations que Pierre Lemoine a supprimées, sous prétexte qu’elles étaient XIXe. Mais Louis XVIII était un roi Bourbon et ses fleurs étaient authentiques. Quand on a le modèle d’une soierie, c’est différent. On peut retisser. » Christian Baulez, conservateur en chef à Versailles de 1971 à 2007, L’OBJET D’ART | 01.08
- « L’humilité, si nécessaire à de telles entreprises, voudrait que l’on opère le moins possible de choix irréversibles ; elle exige que l’on se mette à l’écoute des lieux, afin d’y déceler ces voix infimes qui, la foule des visiteurs une fois égaillée, transpirent secrètement des boiseries, des pierres et des frondaisons. N’hésitons jamais à traiter Versailles comme on le ferait d’un être vivant - ou tout du moins d’une entité pourvue d’âme. Sur son épiderme, en effet, se sont imprégnés des motifs dont il appartient à chacun de méditer la trace. » Franck Ferrand, « Ils ont sauvé Versailles », éd. Perrin, 2003, p.322
- « Qu’on le veuille ou non, Versailles est aussi un château d’époque Louis-Philippe. Va-t-on, demain, détruire la galerie des Batailles pour reconstituer les appartements qui s’y trouvaient ? La réponse est évidemment négative. Alors pourquoi vouloir reconstituer à l’extérieur ce qui est détruit depuis plus de deux siècles. L’état actuel date, presque entièrement, de Louis-Philippe. Laissons-le tel qu’il est. » Didier Rykner, historien d’art et fondateur de La Tribune de l’Art, "Versailles est aussi un château Louis-Philippe | 15.12.03
- « Nolhac n’eut pas à proprement parlé une vision idéale de Versailles. C’est plus tard, qu’on imagine de figer le château dans son dernier état de demeure habitée, c’est-à-dire dans celui de 1789, puisque après cette date il cesse d’être une résidence. En vérité, il procéda plutôt avec pragmatisme, conscient du caractère irréversible des interventions de Louis-Philippe (...) Imaginer de le restituer intégralement dans son état originel eût été une pure utopie. Nolhac ne céda pas à cette tentation ; il se contenta d’en panser les plaies et d’en atténuer les traumatismes. » Christophe Pincemaille, présentation « La résurrection de Versailles - Souvenirs d’un conservateurs 1887-1920 » par P. de Nolhac, éd. Perrin, 1937, rééd. 2002
- Escalier Gabriel : « Construit en 1984, sur des dessins non exécutés de Ange-Jacques Gabriel. Au XIXe slècle, alors que l’on possédait encore l’art de profiler, porté par Ange-Jacques Gabriel à une sorte de perfection, on aurait réussi une telle restitution. Au XXe siècle, on n’a su faire qu’un onéreux praticable de théâtre. » Jean-Marie Pérouse de Montclos, Versailles, éd. Mengès, 1994
- « Entre Louis XIV, Marie-Antoinette et Louis-Philippe, faut-il vraiment choisir, et ne retenir qu’un état jalousement reconstitué ? Et cet état historique, ne serait-il pas, en réalité, une reconstitution mythique, puisque les générations se sont succédées dans les mêmes lieux, exilant les mobiliers surannés, modifiant les volumes, rénovant perpétuellement les décors pour être au goût du jour. » Jean-Pierre Babelon, « Versailles entre cours et jardins », Connaissance des Arts, hors-série juin 1991
- « Un bâtiment vieillit et se transforme, il n’est donc pas possible d’aboutir jamais à une restitution exacte. De plus, on n’aura pas les Suisses qui dormaient derrière les paravents, les allées et venues du personnel, des visiteurs, des gens de la Cour... » Gérald Van der Kemp, L’OEIL | 09.1966
- « En 1772, on démolit un un des deux pavillons à colonnades de Mansart, que les estampes d’Israël Silvestre nous montre charmants et sévères. L’oeuvre de de mutilation est continuée sous l’Empire et la Restauration par Dufour, qui reprend les projets de Gabriel et termine l’aile gauche en 1820. Louis-Philippe fait du palais un musée national d’histoire, commande aux peintres de son temps une grande série d’images populaires pour la galerie des Batailles, que l’architecte Nepveu bâtit dans un style quelconque de musée, non sans ampleur. » Gustave Geffroy, « Versailles », Librairie Nilsson, vers 1920, p.6

VERSAILLES, LE REMEUBLEMENT
- Jacques Garcia « profite de cet entretien pour préciser qu’il préfère « dans l’intérêt du public, un décor où tout serait faux mais qui sonnerait vrai [qu’un] décor où tout est vrai, mais qui sonne faux ». On comprend qu’à Versailles il se sente comme chez lui. » Didier Rykner, LA TRIBUNE DE L’ART | 19.09.11
- « La conservation du musée, estimant à juste titre qu’un château aussi prestigieux ne pouvait se contenter de copies, la notion de vraisemblance fut substituée provisoirement à celle de vérité historique. » Christian Baulez, conservateur, L’ESTAMPILLE | 10.86

LE VERSAILLES DE LOUIS-PHILIPPE
- « Il semblerait juste désormais de reconnaître quelque mérite à ce roi, aujourd’hui souvent moqué (et associé aux caricatures en forme de poire de Philipon), notamment celui d’avoir sauvé et »actualisé« Versailles (...) Il est donc probablement temps de réévaluer le travail de Louis-Philippe et d’assumer cette formidable opération de construction de l’identité nationale au moyen des images. » Laurent Gervereau, « La guerre sans dentelles », éd. Château de Versailles / Skira Flammarion, 2009
- « Il peut paraître inconcevable que tant d’auteurs, dont certains excellents, aient pu prétendre - et continuent d’affirmer - que les travaux de Louis-Philippe auraient, d’une manière ou d’une autre, sauvé Versailles. Que leur répondre ? D’abord que, d’un point de vue matériel, le château était, quand le roi des Français l’a pris à sa charge, en excellent état (...) Si l’ampleur du chantier de Louis-Philippe a pu, après-coup, donner le sentiment d’une rénovation générale, ce sentiment relève de l’illusion. Le danger - si danger il y eut - venait des hommes et non des éléments. Et il est vrai que, vers 1830, le château n’était pas à l’abri d’affectations indignes de son passé. Pis : des voix marginales s’étaient élevées pour réclamer de nouveau sa liquidation. » Franck Ferrand, « Ils ont sauvé Versailles », éd. Perrin, 2003, p.146
- « Avec la révolution de 1830 se posa à nouveau la question de détruire Versailles. Homme de compromis, Louis-Philippe, nouveau roi des Français, sauva le palais en le destinant à devenir un musée dédié A toutes les gloires de la France. Il survécut donc mais au prix de nouvelles mutilations... » Olivier de Rohan, président de la Société des Amis de Versailles, préface « La résurrection de Versailles - Souvenirs d’un conservateurs 1887-1920 », éd. Perrin, 2002
- « Louis-Philippe voulut sauver Versailles. De vastes projets destructeurs en maigres restaurations, le château continuait d’embarrasser les autorités politiques du pays. Sans fonction précise digne de son passé, il demeurait menacé (...) Refusant un scandaleux abandon comme une appropriation personnelle, le roi-citoyen décida en 1833 d’offrir Versailles aux français. Lui laisser abriter un musée de l’histoire de France le sauverait de toutes les menaces. C’était le plus sûr moyen de conserver le château. » Jean-François Solnon, « Histoire de Versailles », éd. Perrin, 1997
- « La résidence fut ainsi sacrifiée, au prix de destructions parfois irréparables, au musée de l’Histoire de France (...) Cependant, malgré les destructions, Louis-Philippe a sauvé Versailles. » Jean-François Solnon, « Histoire de Versailles », éd. Perrin, 1997
- « C’est lui qui en 1833 a eu l’idée de sauver l’édifice de la ruine et de le faire restaurer pour y installer un musée dédié à »toutes les gloires de la France«  » Guy Antonetti, « Louis-Philippe », éd. Fayard, 1994
- « En 1830, le château est pratiquement intact, mais il est menacé. Pour le sauver d’une destruction possible ou d’une utilisation déshonorante, Louis-Philippe décide, dans un souci de réconciliation nationale, de le transformer à ses frais en un musée dédié à toutes les gloires de la France. » Pierre Lemoine, Guide Château de Versailles, éd. RMN, 1990, p.22
- « Versailles fut entretenu sous Napoléon, puis sous la Restauration ; et la grande fracture s’est produite sous Louis-Philippe : il comprit que Versailles ne pouvait plus servir de résidence royale. Pour éviter, par ailleurs, qu’il fût détruit - car il en était question - ou consacré à des activités, à une affectation déshonorantes, dégradantes, il en fit un musée, musée d’histoire consacré à toutes les gloires de la France. » Pierre Lemoine, conservateur en chef du Musée national du Château de Versailles, Rencontres de l’École du Louvre, 18-22 mai 1981
- « Il est de bon ton, depuis un demi-siècle, de se moquer de l’oeuvre accomplie par Louis-Philippe à Versailles. On se voile la face en parlant de tout ce qu’il y a détruit, comme si d’autres n’avaient pas commencé avant lui et qu’on n’ait pas continué parfois à suivre cet exemple ! Ce qu’on oublie trop, c’est que Louis-Philippe a proprement sauvé Versailles de la ruine et peut-être de la destruction, c’est qu’aucun régime n’a dépensé pour Versailles une somme équivalente aux vingt-trois millions et demi de francs-or pris à cet effet par le roi citoyen sur sa cassette personnelle. Ce qu’on oublie encore, c’est que sans lui, sans son initiative et ses efforts, la France aurait perdu par la dispersion, l’oubli, le vol, la destruction, le merveilleux faisceau de documents figurés qui évoquent son histoire et qu’il a sauvés en les rassemblant à Versailles. » Charles Mauricheau-Beaupré, conservateur en chef, Guide officiel Versailles, 1955
- « En affectant le Château royal, dans son ensemble, à un musée de l’histoire de France, dont sa liste civile fit les frais, il le sauva assurément des usages dangereux ou déshonorants auxquels il était réservé ; mais à la façon dont il traita la décoration des intérieurs, en sacrifiant, sans hésiter, pour établir ses salles, des merveilles qu’on aurait pu conserver, on voit quel dédain général enveloppait, avec les autres résidences royales, celle qui en avait été le modèle le plus achevé. » Pierre de Nolhac, « La résurrection de Versailles - Souvenirs d’un conservateurs 1887-1920 », éd. Perrin, 1937, rééd. 2002
- « A la fin du règne de Charles X, le Palais(-Royal à Paris) et le jardin avaient à peu près l’aspect que nous leur voyons. Là comme à Versailles, à Compiègne, en vingt lieux, Louis-Philippe a fait son métier de restaurateur, métier aussi ingrat qu’indispensable. En critiquant parfois son goût, c’est encore un hommage que nous lui rendons : sans lui le Palais-Royal, Versailles ou Fontainebleau ne seraient pas critiquables : ils n’existeraient plus. » Pierre d’Espezel, « Le Palais-Royal » ed. Calmann-Lévy, 1936
- « L’idée de réunir, dans cet incomparable monument, un ensemble d’ouvrages, évocateur impartial et complet de tous les fastes de notre passé, est de celles dont la réelle grandeur ne se discute pas : elle reste, après un siècle bientôt, généreuse, féconde et même originale sans conteste possible. Malheureusement, la réalisation de cette pensée fut loin d’être également heureuse ; le Roi et ses conseillers firent preuve de plus d’intelligence que de goût en la circonstance. Dans l’ensemble, cependant, on se montre plutôt indulgent en leur faveur, compte tenu de l’intention et du mérite généralement attribué par l’opinion à Louis-Philippe d’avoir sauvé le Palais de la ruine. » Pierre Francastel, « Le château de Versailles sous Louis-Philippe », La Revue de Paris, sept. 1930
- « Nous traitons aujourd’hui des monuments suivant des méthodes érudites, non d’artistes mais d’archéologues, dont la définition est précisément, par un singulier paradoxe, la conquête de cette même époque qui ravagea Versailles. » Pierre Francastel, « Le château de Versailles sous Louis-Philippe », La Revue de Paris, sept. 1930
- « Détruisant le Palais pour réaliser leur dessein, le Roi et ses conseillers nous paraissent comme atteints d’une véritable aberration, mais il faut bien voir encore qu’ils étaient tout simplement dans la tradition d’une époque que nous jugeons aujourd’hui seulement révolue. Louis XV et Gabriel détruisant, en 1749, le degré des Ambassadeurs, s’apprêtant à raser la moitié du Palais, ne nous semble pas dignes de plus d’indulgence que parce qu’à leur tour, et surtout ailleurs, ils furent créateurs de beauté. » Pierre Francastel, « Le château de Versailles sous Louis-Philippe », La Revue de Paris, sept. 1930
- « Une opinion assez courante est que, si le Musée prête à certaines réserves, Louis-Philippe a du moins le mérite d’avoir sauvé Versailles. A cet égard le témoignage non suspect de l’architecte (Nepveu) est formel, il révèle ce qu’une connaissance même très sommaire des archives inédites démontre, à savoir l’excellent état où les précédents régimes avaient laissé les bâtiments. » Pierre Francastel, « Le château de Versailles sous Louis-Philippe », La Revue de Paris, sept. 1930
- « Nous ne savons si le Louis-Philippe qui ordonna les travaux de Versailles fut un autre homme que celui qui gouverna simultanément la France (...) On admire, il est vrai, la prodigieuse activité et la continuité d’énergie d’un homme âgé, qui ne craint pas, pour remplir exactement son désir généreux, de donner de sa personne, de son temps... et de sa fortune. Mais son manque de goût apparaît absolu, prodigieux pour un homme élevé au plus séduisant des siècles et dans ces murs. Faire le procès du Roi, c’est, aussi bien, faire celui du temps. » Pierre Francastel, « Le château de Versailles sous Louis-Philippe », La Revue de Paris, sept. 1930
- « La grande erreur intellectuelle du Roi et de Nepveu fut de prétendre d’un coup substituer au patient effort des générations, solidaires jusqu’alors en dépit de leurs différences, une conception absolue et diamétralement opposée à l’esprit de ce monument. » Pierre Francastel, « Le château de Versailles sous Louis-Philippe », La Revue de Paris, sept. 1930
- « Versailles n’appartient pas seulement à Louis XIV. Le Roi-Soleil a fondé et marqué le Château et le Parc, puis tous les ajoutés des siècles suivants sont venus compléter et modifier son oeuvre. C’est un autre Versailles que le Versailles de Louis XV, et c’en est encore un autre que celui de Marie-Antoinette. La Révolution aussi est visible, fait entendre sa clameur au fond des allées et dans les vastes corridors, et la nation s’empare définitivement du palais des rois. Désormais, la magnifique demeure du passé, qui n’appartenait qu’à un maître, appartient à tous. La consécration définitive se fait sous Louis-Philippe, lorsqu’il dédie Versailles, »à tous les gloires de la France« . » Gustave Geffroy, « Versailles », Librairie Nilsson, vers 1920, p.151
- « De grands changements furent apportés à l’intérieur par la création du Musée historique, due à l’initiative de Louis-Philippe et qui sauva peut-être l’édifice, en lui attribuant une destination précise et définitive. L’oeuvre la plus considérable faite alors par l’architecte Nepveu est la Galerie des batailles, qui date de 1830. Malheureusement on crut pouvoir sacrifier beaucoup d’appartements royaux ou princiers, qui étaient encore dans un état suffisant de conservation et qu’on aurait pu fort bien sauvegarder. Le mépris dont l’art du XVIIIe siècle était alors l’objet empêcha de s’intéresser aux parties du Château auxquelles ne se rattachait pas le grand nom de Louis XÏV. Partout ailleurs, on sacrifia impitoyablement les morceaux décoratifs les plus précieux, dès que cela sembla nécessaire pour l’installation des tableaux réunis pour le Musée. Les derniers actes de vandalisme commis dans le Château remontent à 1875, année où l’installation urgente d’un local pour la Chambre des députés, instituée par la nouvelle Constitution, parut exiger au Pavillon de Provence des destructions nouvelles. Cette fâcheuse période est close. L’administration actuelle conserve avec respect les moindres vestiges du passé et cherche à faire revivre, dans toute la mesure possible, ceux dont il reste trace. » Pierre de Nolhac et André Pératé, « Musée national de Versailles », éd. Maison Ad. Braun, 1896
- « Louis-Philippe a rendu au palais de Versailles son ancienne splendeur. Il l’a débarrassé des petits logements qui l’obstruaient (...) En 1831, dit M. de Montalivet, la pensée d’établir à Versailles des invalides militaires fut reproduite et failli triompher. La résistance énergique du roi, aidée de l’opinion de quelques uns des ministres, repoussa ce projet. Louis-Philippe résolut alors de sauver pour toujours l’ancienne demeure de son aïeul, et de la mettre par une destination nouvelle hors de l’atteinte des révolutions futures. » Adolphe Joanne, « Versailles », éd. Hachette, 1874, p.31
- « Louis-Philippe résolut alors de sauver pour toujours l’ancienne demeure de son auguste aïeul, si souvent menacée par l’incessante mobilité du pouvoir et des idées ; il voulut la mettre hors de l’atteinte des révolutions par la grandeur d’une destination nouvelle, et il atteignit ce but en consacrant le palais de Versailles à toutes les gloires de la France. » Comte de Montalivet, « Le roi Louis-Philippe et sa liste civile », 1850
- « Si le musée de Versailles a été une témérité, cette témérité fut heureuse : elle ne compromit pas la politique du roi, et elle sauva pour toujours le plus beau monument du siècle de Louis XIV. » Comte de Montalivet, « Le roi Louis-Philippe et sa liste civile », 1850
- « Restaurer, embellir Versailles, changer sa destination, faire de la demeure d’un roi le temple de la gloire d’un peuple, n’était-ce déjà pas une immense entreprise ? Oui, dit un spirituel historien, le prendre là, dans sa ruine, tout chargé de ronces, tout couvert d’épines ; croulant au dehors, moisi au dedans, odieux surtout au peuple, oublié de ceux qui ne le haïssaient pas ; c’était déjà bien vaste. » Alexande de Laborde, « Versailles ancien et moderne », éd. D’A. Everat & Cie, 1839
- « Ce que le roi Louis-Philippe a fait à Versailles est bien. Avoir accompli cette œuvre, c’est avoir été grand comme roi et impartial comme philosophe ; c’est avoir fait un monument national d’un monument monarchique ; c’est avoir mis une idée immense dans un immense édifice ; c’est avoir installé le présent dans le passé, 1789 vis-à-vis de 1688, l’empereur chez le roi, Napoléon chez Louis XIV ; en un mot, c’est avoir donné à ce livre magnifique qu’on appelle l’histoire de France cette magnifique reliure qu’on appelle Versailles. » Victor Hugo, in « Choses vues : souvenirs, journaux, cahiers, 1830-1885‎ », éd. Gallimard, 2002
- « Lorsqu’on 1832 la loi sur la liste civile maintint le palais de Versailles dans le domaine de la couronne, la première pensée du Roi Louis-Philippe fut de donner à ce monument une destination digne de sa grandeur. Consacrer l’ancienne demeure de Louis XIV à toutes les gloires de la France, rassembler dans son enceinte tous les grands souvenirs de notre histoire, tel fut le projet immédiatement conçu par Sa Majesté (...) Malgré les grands travaux faits par le Roi dans l’intérieur du palais, malgré les heureux changements qui ont converti des amas de petits appartements et d’indignes soupentes en de vastes salles et de magnifiques galeries, les divisions primitives du palais ne pouvaient être changées ; il y avait nécessité de le prendre tel qu’il était construit. » « Notice historique des peintures et des sculptures du Palais de Versailles », 1837
- « Quelle légitime satisfaction pour Nepveu lui-même d’avoir »remplacé un dédale de petites pièces et de corridors obscurs, par plusieurs grandes salles éclairées et bien ouvertes« (éclairage et galeries) et d’avoir parachevé l’oeuvre des siècles puisque désormais »l’ancien château de Louis XIII ne fait plus qu’un seul et même tout avec le château de Louis XIV«  ! » Frédéric Nepveu, architecte de Louis-Philippe, cité par Pierre Francastel, « Le château de Versailles sous Louis-Philippe », La Revue de Paris, sept. 1930

RECONSTITUTION DE LA GRILLE ROYALE
Sur ce sujet, lire notre article « Grille en stuc pour un Versailles en toc »
- « Je ne peux oublier ses crises au téléphone après la lecture de quelques éditoriaux contre la présence discutable d’oeuvres contemporaines dans les grands appartements versaillais (...) ou d’une grille d’honneur fantaisiste n’ayant été restituée que pour mieux contrôler les flux de visiteurs. » Guy Boyer, directeur de Connaissance des Arts, à propos de J-J. Aillagon , CDA | 22.09.11
- « M. Monnoyeur contacte alors le château et demande s’il existe une opération spectaculaire qu’il pourrait financer. Nous avons précisément un projet magnifique à lui proposer : la restauration de la grille royale. Il se déclare preneur. » Christophe Tardieu, administrateur de Versailles de 2004 à 2007, « Le surintendant de Versailles », éd. du Moment, 2010
- « Certains critiques, par ailleurs estimables, ont émis des jugements mitigés sur la grille et les dorures de la toiture. Je les entends parfois repris dans les « dîners en ville » avec les airs entendus de ceux qui veulent avoir l’air d’être experts alors que leur science remonte à un article de la veille glané dans un journal ou un magazine. Pour ma part, je l’ai déjà écrit, je suis pour. Pour la grille royale parce qu’elle rétablit la symbolique de ce lieu du pouvoir sacralisé qu’est le château de Versailles. Pour les ornements dorés parce qu’ils rendent au château de Louis XIV son apparence de palais baroque, fait pour « en jeter » à la face du monde. » Jean-Jacques Aillagon, président du domaine national de Versailles, sur son blog | 03.05.10
- « J’ai été choqué de voir construire une nouvelle grille archidorée, qui modifie radicalement la façade. Cette folie a été financée par un mécène. Voilà un autre péril plus insidieux, une conséquence de la loi sur le mécénat de 2003. Une loi qui a d’excellents résultats mais aussi un effet pervers : dès qu’on trouve un mécène, les architectes en chef, qui prennent 10 % sur chaque chantier, lui proposent des reconstructions mirobolantes, comme cette monstrueuse grille dorée. » Adrien Goetz in « Adrien Goetz : »Il faut aussi soigner l’âme, l’architecture intérieure", LE MONDE | 16.04.10
- « N’y voir que le palais du Roi Soleil, en négligeant la fin de l’Ancien Régime et toute la période contemporaine – c’est encore à Versailles que Sénat et Assemblée nationale se réunissent en Congrès de nos jours - serait une erreur. Et pourtant, c’est le Grand Siècle qui retient les attentions. Jusqu’à celle d’un architecte en chef des Monuments historiques qui décida récemment de reconstruire (au mépris de toutes les règles du patrimoine) une grille détruite il y a plus de deux siècles, à des fins d’intérêt touristique. L’histoire du château au XIXe siècle est ainsi niée – Louis XIV a vaincu Louis-Philippe ! » Rémi Mathis, conservateur à la BnF, « Si Versailles nous était expliqué ... », nonfiction.fr | 16.11.09
- « Fallait-il restituer la grille royale de Versailles, détruite sous la Révolution ? Assurément non. La Charte de Venise, référence doctrinaire sur le patrimoine rédigée en 1964, l’explicite clairement : « La restauration s’arrête là où commence l’hypothèse. » En d’autres termes, restaurer le patrimoine ne signifie pas revenir à des états antérieurs mal connus mais protéger l’apport des différentes époques. Les audaces néomédiévales du XIXe siècle ont ainsi subi les foudres des historiens de l’architecture du siècle suivant. Or aujourd’hui, il faut croire que Viollet-le-Duc et Duban ont à nouveau les faveurs de l’École de Chaillot – qui forme les architectes en chef des Monuments historiques (ACMH) –, tant cette tendance à la recréation fait un retour en force. » Sophie Flouquet, « Versailles grillé », LE JOURNAL DES ARTS | 04.07.08
- « Le château de Versailles voudrait-il imiter Las Vegas, ville où l’on élève en quelques mois un petit palais des Doges tout neuf au milieu d’hôtels de luxe et de pizzerias ? En achevant l’installation derrière le château, face à la ville, d’une grille flambant neuve habillée du chiffre et de la symbolique du Roi-Soleil, dorée comme une gourmette, le monument emblématique bouscule allègrement deux siècles d’histoire. » Jean Pierrard, « Une grille dorée comme une gourmette », LE POINT | 03.07.08
- « Il faut être honnête. On sait copier ; on ne sait pas inventer. Il n’y a que les architectes qui croient que l’on peut inventer. On reconstruit aujourd’hui la grille de la cour royale pour revenir à un état 1680 alors qu’entre temps, les deux pavillons qu’elle reliait ont été modifiés. Je dis toujours à mes collègues que, dans cinquante ans, on démolira le pavillon Dufour et dans, cent ans, l’aile Gabriel pour refaire l’état Louis XIV avant 1715. » Christian Baulez, conservateur en chef à Versailles de 1971 à 2007, L’OBJET D’ART | 01.08
- « Restituer à Versailles sa grille Royale, c’est rendre à l’espace sa fonction symbolique, c’est redonner toute sa sacralité au château construit comme l’écrin du pouvoir suprême » Jean-Jacques Aillagon, président depuis 2007 du domaine national de Versailles, « Des artisans ferronniers à l’oeuvre pour rendre à Versailles sa grille », AFP | 04.07.07
- « Le rétablissement de la grille Royale, disparue pendant la période révolutionnaire, s’inscrit dans la politique générale de restauration menée au château de Versailles depuis maintenant plus d’un siècle. Celle-ci consiste à revenir, chaque fois que cela est possible, au dernier état historique connu de l’Ancien Régime, c’est-à-dire celui de la résidence officielle occupée jusqu’en 1789 par la famille royale et la Cour. » Jean-Jacques Aillagon, président du domaine national de Versailles, conférence de presse | 11.12.07
- SB - La grille a été bien acceptée, ou pas, par les Versaillais ou les touristes ?
JJA - Je crois que la grille est devenue un must, entre guillemets, de Versailles puisque tous nos visiteurs s’y font photographier, ce qui montre bien qu’elle a été adoptée par l’approbation populaire. Jean-Jacques Aillagon, président du domaine national de Versailles, interrogé par Stéphane Bern in « Le Fou du Roi », FRANCE INTER | 01.09.08
- « La décision de rétablir la Grille royale a été motivée par plusieurs raisons. D’abord, elle s’inscrit dans la politique générale de restauration menée au château de Versailles depuis maintenant plus d’un siècle, qui consiste à revenir, chaque fois que cela est possible, au dernier état historique connu d’Ancien Régime, privilégiant la présentation de la résidence royale. » Frédéric Didier, architecte en chef du domaine de Versailles et Annick Heitzmann, chargée de recherche au château de Versailles, « La Grille et la Cour royales », VERSALIA N°10 | 2007
- « La grille que les sept millions de visiteurs admireront dès l’été prochain, sera la réplique exacte de celle que voyait l’homme du XVIIIe siècle, lorsque privilège suprême, il était autorisé à la franchir. » Frédéric Didier, architecte en chef du domaine de Versailles, « Des artisans ferronniers à l’oeuvre pour rendre à Versailles sa grille », AFP | 04.07.07
- « La grille royale a repris vie et forme. Elle est fidèle à ce que Louis XIV avait sous les yeux. Nous renouons avec le Versailles baroque et festif qui était à l’époque une vitrine des métiers d’art français. » Frédéric Didier, architecte en chef du domaine de Versailles, « Le château retrouve sa grille en or », par Maxime Fieschi, LE PARISIEN | 01.07.08
- « Nous concilions à la fois la beauté et la nécessité et derrière cette face émergée de l’iceberg qu’est la grille Royale, il y a un énorme travail de restauration et d’amélioration des conditions d’accès du public, en particulier des personnes à mobilité réduite. »
- « Nous avons trouvé des réponses finalement à des besoins de notre temps en retournant à des dispositions d’origine, du XVIIème siècle en particulier, par la remise à niveau des sols qui nous ont permis de supprimer les marches qui avaient été indûment créées au XIXème siècle lorsqu’on avait rabaissé tous les niveaux. »
- FF - « C’est une grosse responsabilité, ça doit donner un peu le tournis quand on s’attaque à un chantier comme celui-là ? »
FD - « Je crois qu’on est un peu dans la situation de l’interprète tout simplement qui essaie de donner le meilleur d’une partition qui a été écrite par d’autres ».
- « Nous avons passé des heures ensemble [avec les ferronniers de la Fondation de Coubertin] à mettre au point chaque détail, parfois d’après les archives bien entendu, mais surtout - les archives ne disent pas tout - par analogie à partir d’éléments authentiques conservés soit sur le site de Versailles soit dans d’autres grilles du XVIIème siècle. » Frédéric Didier, architecte en chef du domaine de Versailles, interviewé par Franck Ferrand, « Les chantiers du château de Versailles » Emission « Détente et Patrimoine », EUROPE 1 | 10.08.08
- « Le projet de restitution de la Grille royale est un élément important du projet d’ensemble du Grand Versailles, lui aussi approuvé en son temps (2001) par la Commission supérieure des Monuments Historiques et la Direction de l’Architecture et du Patrimoine du Ministère. Son financement a été décidé par l’Etat en septembre 2003. Cette restitution, mécénée par le groupe Monnoyeur, s’inscrit dans une logique mise en œuvre depuis plus d’un siècle, consistant à revenir au Versailles de la fin de l’Ancien Régime. Elle a du sens, car elle va permettre de redonner du Château une lecture plus exacte. Ce dernier, en effet, « commençait » véritablement à la Grille. C’était à partir d’elle que l’on avait « ses entrées » à la Cour. Cette grille va avoir, en outre, une utilité fonctionnelle en délimitant un espace clos, à partir duquel les visiteurs pourront accéder aux différents circuits, ce qui va simplifier leur accueil qui est un point à améliorer, comme vous le savez. » Pierre Arrizoli-Clémentel, directeur général du château de Versailles, lettre à la LA TRIBUNE DE L’ART | 04.07
- « L’idée de refaire une construction disparue depuis plus de deux siècles est un non sens. Même si l’on connaissait précisément l’état d’origine, ce serait nier l’histoire. » Didier Rykner, « Domaine de Versailles, ou Versailles-land ? », LA TRIBUNE DE L’ART | 25.03.07
- « Le dessin, s’il reprend en gros celui de la grille d’origine, est en tout point une interprétation moderne de l’architecte Frédéric Didier ; si celle-ci était effectivement bien documentée, on ne trouve pas deux dessins ou gravures qui correspondent. Il n’y a donc pas une volute, pas un mascaron qui ne soit interprété, parfois d’après des modèles existant ailleurs dans le château. » Didier Rykner, « Inauguration de la « Grille Royale » à Versailles », LA TRIBUNE DE L’ART | 01.07.08
- « Stigmatisé par certains, le faux historique que constitue la grille royale est la conséquence assumée d’une intervention dont l’essentiel concerne le réajustement et la réappropriation des sols. » Jean-François Cabestan in « Château de Versailles, la reconquête du public », AMC LE MONITEUR N°180 | 06/07.08
- « La grille est non seulement le cache-sexe doré d’un problème de gestion des flux des visiteurs, mais encore un coup d’éclat médiatique. » Alexandre Gady, Maître de conférence à la Sorbonne in « Fallait-il reconstruire la grille de Versailles », propos recueillis par Sylvie Blin, CONNAISSANCES DES ARTS | 10.07
- « Une fois de plus, on souhaite détruire un état historique existant pour revenir à un état qui n’a jamais existé. De quoi s’agit-il au juste ? Restituer le Versailles de Louis XIV ? Mais il faut en ce cas abattre l’aile Gabriel, construite sous Louis XV. Retrouver l’état de 1789 ? Si l’aile Gabriel peut alors être conservée (la grille ne fut détruite qu’à la Révolution), il est nécessaire de mettre bas le pavillon Dufour, qui répond à l’aile Gabriel et qui a été construit sous Louis XVIII. L’absurdité d’un tel raisonnement saute aux yeux. Cela n’interdit pas les promoteurs du projet de l’utiliser puisqu’ils prétendent revenir au Versailles de 1789 ». Didier Rykner, "Versailles est aussi un château Louis-Philippe | 15.12.03
- « Qu’on le veuille ou non, Versailles est aussi un château d’époque Louis-Philippe. Va-t-on, demain, détruire la galerie des Batailles pour reconstituer les appartements qui s’y trouvaient ? La réponse est évidemment négative. Alors pourquoi vouloir reconstituer à l’extérieur ce qui est détruit depuis plus de deux siècles. L’état actuel date, presque entièrement, de Louis-Philippe. Laissons-le tel qu’il est. La recréation des grilles ne sera rien d’autre qu’une mise en scène, fort coûteuse de surcroît. Lorsque l’on pense à tous les bâtiments en péril que l’on ne peut sauver faute d’argent, on reste étonné par de telles entreprises. » Didier Rykner, historien d’art et fondateur de La Tribune de l’Art, "Versailles est aussi un château Louis-Philippe | 15.12.03
- « Il resterait à rétablir les niveau des cours du château lui-même, en particulier celui de la cour de Marbre, replacer la grille qui séparait la cour d’Honneur de la cour Royale en retirant la statue de Louis XIV, comme en 1931 ont été retirées les statues colossales placées sous Louis-Philippe le long des rampes de la cour d’honneur et qui écrasaient l’architecture environnante Il faudrait redorer les balcons et les plombs des toitures. » Daniel Meyer, Les Trésors de Versailles, éd. Famot, 1978

STATUE DE LOUIS XIV
- « Le remontage de la statue de Louis XIV sur la place d’Armes, dans l’axe de l’avenue de Paris, ferait à la fois un très beau point de vue supplémentaire pour les visiteurs, un symbole à l’orée du domaine royal, et serait l’occasion de faire enfin disparaître le stationnement de la surface. » Frédéric Didier, LE FIGARO | 19.09.08
- « Nous avons abandonné l’idée de mettre ce bronze sur la place d’Armes, qui est rayonnante et n’a donc pas de centre. On imagine d’ailleurs mal Louis XIV au milieu des cars et des voitures ! » Frédéric Didier, L’EXPRESS | 27.09.07

VERSAILLES EXPLOITATION
- « L’établissement public vit vraiment dans une logique d’entreprise privée. »
Hubert Astier, président du domaine national de Versailles de 1997 à 2003 in « Comment j’ai réveillé Versailles » par Michèle Leloup, L’Express | 31.07.03
- « Il ne faut pas s’y tromper, le château de Versailles est une PME, il est entré dans une logique d’entreprise et, de fait, dans une obligation de résultat. » Christine Albanel, présidente du domaine national de Versailles de 2003 à 2007 in « Versailles chantier » par Michèle Leloup, L’Express | 19.04.04
- « A Versailles, pratiquement tout est patrimoine immatériel. Versailles a été construit pour la mise en scène du pouvoir. Dès l’origine, ces bâtiments ont été une base physique pour renvoyer une image. C’est la galerie des glaces. Versailles, c’est de l’image. »
« Au niveau du mécénat, la politique lancée est une politique « tous azimuts », des particuliers aux entreprises. 2008 a été une année exceptionnelle, avec plus de 13 millions d’euros engrangés. »
« Nous accueillons annuellement des associations caritatives à titre gratuit. Que se passerait-il pour l’image de Versailles si, du jour au lendemain, la Cour des comptes faisait un rapport accablant sur ces associations ? »
« Le coût est plus élevé pour le visiteur, mais cela peut également avoir un sens dans la lutte contre la sur-exploitation du domaine. Je pense que la gratuité n’est pas souhaitable, car elle mène inévitablement à une sur-exploitation de l’espace. Ouvrir le château gratuitement serait, aujourd’hui, irresponsable : irresponsable pour le patrimoine que nous devons transmettre aux générations futures et irresponsable financièrement. La première politique de valorisation de l’immatériel à Versailles est bien d’ouvrir le château et de le faire visiter. Si Versailles a été construit, c’est pour attirer les regards du monde. C’est son objet premier. » Denis Berthomier, administrateur général du Château de Versailles in « La première politique de valorisation immatérielle à Versailles est de l’ouvrir au public et de le faire visiter », www.easybourse.com | 31.07.09
- « Il faut savoir mieux exploiter la marque Château de Versailles et donc la commercialiser » Jean-Jacques Aillagon, LE PARISIEN | 13.06.10

VERSAILLES FRÉQUENTATION
- « Versailles mérite d’être partagé avec le plus vaste public. J’estime à 1 million le nombre de visiteurs supplémentaires qu’on pourrait accueillir en lissant mieux, sur la journée et l’année, la fréquentation, et en ouvrant plus largement les espaces. » Jean-Jacques Aillagon, L’EXPRESS | 23.06.10
- « Je pars en laissant un Versailles moins authentique que je ne l’ai trouvé, plus abîmé, car l’afflux des visiteurs use forcément le château, plus clinquant mais pas forcément en meilleur état, même si sur le plan du mobilier il y a eu un énorme effort de fait. » Christian Baulez, conservateur en chef à Versailles de 1971 à 2007, L’OBJET D’ART | 01.08
- « Les foules d’aujourd’hui n’étant plus celles d’hier il y a désormais des limites à ce qu’une maison peut absorber comme visiteurs, fût-elle le plus grand palais du monde. Il semble bien qu’on les a atteintes à Versailles. Pour commencer les portes ne sont pas assez nombreuses et sont trop étroites pour laisser pénétrer plus de quarante mille personnes par jour, comme ce peut être le cas à certaines périodes de l’année. Il faut voir alors les queues qui serpentent à travers la cour, par tous les temps et dans une attente interminable pour comprendre l’ampleur du phénomène. » Olivier de Rohan, alors Président de la Société des Amis de Versailles, Les Annonces de la Seine | 11.09.08
- « Versailles est le seul Établissement public français qui n’a pas de subvention de fonctionnement mais qui vit grâce aux recettes des visiteurs. Au terme du chantier [du Grand Versailles], Versailles devra correspondre encore plus à leurs rêves. Ce que les visiteurs découvriront devra être à la hauteur de leur vision. » Christine Albanel, alors présidente du domaine de Versailles, « Le projet d’un Grand Versailles prend enfin corps », propos recueillis par Jeanne Faton, L’OBJET D’ART N°388 | 02.04
- « Il y a beaucoup de monde à Versailles - 5 millions de visiteurs par an -, mais je souhaite qu’il y en ait plus encore. Nous recevons beaucoup d’étrangers et moins, proportionnellement, de locaux. Or, à chaque événement exceptionnel, les habitants de l’Ile-de-France se mobilisent. La Nuit des musées par exemple a attiré 90 % de Franciliens. C’est la raison pour laquelle nous avons organisé des nocturnes tous les samedis. » Jean-Jacques Aillagon, « Si Koons fait un flop, on ne recommencera pas », propos recueillis par Valérie Duponchelle et Sébastien Le Fol, LE FIGARO | 11.09.08
- « Si nous n’avons pas noté de baisse de la fréquentation, c’est notre prévision de croissance à 5% qui n’aura pas été totalement atteinte sur juillet et août. Cela dit, j’estime désormais que sur l’année, l’objectif global sera atteint, grâce à « mobilier d’argent » et à « Jeff Koons ». » J.-J. A. in interview LA TRIBUNE DE L’ART | 29.09.08
- « Le marché touristique est devenu concurrentiel, nous devons donc être performants. Or, malgré notre potentiel, il faut bien avouer que le public ressort hagard et épuisé, tel un troupeau de moutons lâché dans le plus célèbre des patrimoines de l’humanité. » Frédéric Didier, architecte en chef du domaine de Versailles, L’EXPRESS | 19.04.04
- « L’empressement des touristes à visiter le château et le musée de Versailles a une vertu : il donne l’idée de la cohue qui régnait dans le palais du roi-soleil. Pressé par la foule, le curieux d’aujourd’hui a souvent peine à apercevoir boiseries, objets et meubles du grand appartement ou atteindre une croisée pour admirer la perspective du parc. Semblable confusion régnait au XVIIe siècle. » Jean-François Solnon, La Cour de France, éd. Fayard, 1987, p.292

PRÉSIDENCE ALBANEL
- « Quand Christine Albanel, alors à la tête de l’établissement public, donne pour les étrennes du personnel un livre sur Marie-Antoinette pour les femmes, et celui de Claire Constans sur le musée de l’Histoire de France aux hommes, (Christian Baulez) fait circuler sur le réseau intranet du château ce message aussitôt censuré : »Marie-Antoinette pour les petites filles, le musée d’Histoire de France pour les petits garçons...«  » Jeanne Faton, « L’heure de vérité de Christian Baulez », conservateur en chef à Versailles de 1971 à 2007, L’OBJET D’ART | 01.08
- « J’ai essayé de servir ce lieu, d’en respecter les traditions, les vocations, mais aussi de l’inscrire dans la création d’aujourd’hui, dans la modernité, suivant en cela l’exemple de Louis XIV, qui a tout osé, en étant le plus contemporain de son temps. » Christine Albanel, PARIS-MATCH | 31.05.07

DISNEYLANDISATION
- « Le domaine de Versailles n’est plus un musée comme les autres. Il est devenu, et cette situation va en s’aggravant, un véritable parc de loisir, dont l’objectif principal n’est plus de conserver le patrimoine mais de le rentabiliser. » Didier Rykner, historien d’art et fondateur de La Tribune de l’Art in « Domaine de Versailles, ou Versailles-land ? », LA TRIBUNE DE L’ART | 25.03.07
- « La « disneylandisation » de Versailles ? C’est l’exact inverse de notre objectif ! Tous nos efforts, au contraire, tendent à transmettre - et non à consommer - le patrimoine, tout en ayant le souci de rendre le bien culturel qu’est Versailles accessible au plus grand nombre. »
- « Le rôle du service des Monuments historiques, c’est de maintenir le plus possible des originaux in situ. Cela prévient la fameuse « disneylandisation », qui consisterait à ne montrer d’un monument qu’une copie, une imitation, un simulacre. » Frédéric Didier, architecte en chef du domaine de Versailles
in « Frédéric Didier : « Versailles, le contraire de la disneylandisation » », MARIANNE | 14.07.07
- « Grossir les flux de visiteurs, c’est exposer le site à une dégradation accélérée et donc compromettre sa survie. » Christian Baulez, conservateur en chef à Versailles de 1971 à 2007, « Faut-il tout montrer aux touristes » par Marc Boujnah | GEO Spécial Versailles n°331 | 09.06
- « Manifestement, le domaine de Versailles est aujourd’hui envisagé comme un bien de consommation dont il faut tirer un maximum d’argent, sans considération pour le fait qu’il s’agit d’une ressource non renouvelable, et qu’à vouloir accueillir toujours plus de monde dans des lieux qui n’ont pas été conçus pour cela, on les condamne à une irréversible dégradation. » Claude Rozier, sociétaire de l’Amis de Versailles, « Les mille et une astuces des musées pour se vendre » par Philippe Pataud Célérier, LE MONDE DIPLOMATIQUE | 02.07

DOMAINE DE MARIE-ANTOINETTE
« Tel sera le Versailles de demain, un lieu rendu à ses contrastes, baroque et classique, dépouillement et extravagance, inspiration masculine, celle de Louis XIV, et inspiration féminine, celle de Marie-Antoinette succédant à madame de Pompadour. Telle est l’ambition du »Domaine de Marie-Antoinette« , qui ouvrira en juillet 2006 et qui permettra aux visiteurs de découvrir, dans un ensemble clos, des lieux aujourd’hui fermés... » Christine Albanel, présidente du domaine national de Versailles de 2003 à 2007 in « Le Grand Versailles - Editorial », MONUMENTAL 2/2005
- « La Présidente décide de revenir sur la mise en paiement du petit parc, il sera à nouveau gratuit pour la saison 2006 ( ce qui correspond à la demande des versaillais). Par ailleurs, le dispositif se déportera au hameau de la Reine avec le pôle Marie-Antoinette. En clair on rétablit la gratuité au petit parc, pour instaurer le paiement sur le pôle Marie-Antoinette ! » CGT Versailles, Trait d’union n°23, mai 2005
- « Auparavant, les gens se servaient de cet endroit pour faire du roller et du VTT. Certains regrettent le Versailles d’avant, mais je vous assure qu’il n’avait rien d’idyllique. Pour ces nostalgiques, les visiteurs sont des gêneurs, et plus on ferme de lieux, mieux on se porte ! » Christine Albanel, présidente du domaine national de Versailles de 2003 à 2007 in « Les folies de Versailles » par François Dufay, LE POINT | 05.04.07
- « Ce site était sous-fréquenté. Sur quatre millions de visiteurs payants par an, 300 000 seulement s’y rendaient. Au fond, les gens étaient un peu perdus. Et puis quantité d’endroits, comme la Grotte, étaient inaccessibles. » Christine Albanel, présidente du domaine national de Versailles de 2003 à 2007 in « Au pays charmant de Marie-Antoinette » par Marie-Douce Albert, LE FIGARO | 15.10.07

VERSAILLES, LES JARDINS
- « J’ai eu une révélation quand je me suis aperçu que c’était une sorte de land art, que l’architecte d’origine, Le Nôtre, avait eu cette contemporanéité surprenante. » Xavier Veilhan, artiste, au sujet de son exposition à Versailles, BLAST | été 09
- « Lors de mes visites, j’ai été étonné par la modernité des jardins. J’y ai vu un rapport à l’architecture, mais aussi au land art et à des formes d’art paysager très contemporaines. Leur poésie ne demande qu’à être réactivée... Après tout, on pourrait dire que Le Nôtre a été le premier à réaliser des earthworks ! » Xavier Veilhan, artiste, au sujet de son exposition à Versailles, ART PRESS | 09.09
- « Ils ne cessent d’évoluer en fonction de l’histoire : Monarchie, République, guerres... Ils ont l’avantage d’être en accès libre, ce qui est important dans un lieu comme Versailles... C’est un peu le sujet de cette exposition : cette persistance du projet de Versailles et sa solubilité dans l’univers contemporain. » Xavier Veilhan, artiste, au sujet de son exposition à Versailles, SO CHIC N°16 |

VERSAILLES IMMUABLE
- « Le promeneur peut, d’ici (l’Etoile royale), découvrir au loin le château sans aucune pollution moderne, comme Louis XVI et Marie-Antoinette le voyaient. »Jean-Jacques Aillagon, LE POINT | 03.03.11
- « Je loge à Versailles, je me suis installé dans un petit pavillon qui est dans le parc (...) Il y a un appartement de fonction traditionnel, en avant du château, c’est grand mais on y voit la ville de Versailles et quand on voit la ville de Versailles, le charme est rompu, on sent que le temps a passé alors que lorsqu’on est dans le jardin, lorsque de la fenêtre de ma chambre, je regarde le château par-dessus les arbres des bosquets, j’ai l’impression que le temps n’a pas bougé, que cette réalité du château de Versailles est immuable et j’y prends, à vrai dire, un grand bonheur. » Jean-Jacques Aillagon, Grosses têtes, RTL | 30.08.10
- « Un lieu où je me ressource - Le Potager du Roi, l’un des nombreux espaces verts où je me sens bien. Son allure de jardin palatial associée au savoir-faire maraîcher qui y a perduré donne une étrange sensation d’immuabilité. Surtout lorsque l’on aperçoit la nef de la cathédrale Saint-Louis. On a l’impression d’être en plein XVIIIe siècle. » Jean-Jacques Aillagon, LE FIGARO | 02.07.08
- « Le paradoxe est qu’à Versailles, tout ce qui est contemporain, a l’air anachronique. Ce château a beau faire partie de mon quotidien, je suis toujours étonné d’y voir des machines à café, des télévisions... » Alain Baraton, « Le jardinier de Versailles », éd. Grasset, 2006, p.26

VERSAILLES CONTEMPORAIN
- « [L’art contemporain] a sa place dans un monument vide. Mais nous faisons tout pour que le château ne soit pas vide. Sauf exception, les oeuvres présentées perturbent en général la vision. » Béatrix Saule, LE FIGARO | 17.11.16
- « Il y a en ce moment une exposition Jeff Koons à Beaubourg et j’entends quantité d’intellectuels nous expliquer que ce serait le nouveau Michel-Ange. Eh bien, je suis de ceux qui ont empêché qu’on expose ces merdes de manière pérenne à Versailles. J’ai encore la liberté de pouvoir dire que Jeff Koons, c’est du foutage de gueule puissance X. Ce n’est pas de l’art contemporain mais de l’art spéculatif. » Alain Baraton, LE TÉLÉGRAMME | 04.01.15
- « Mardi 26 janvier 2010 - Inauguration des vitraux de François Morellet dans l’escalier Lefuel du musée du Louvre. Henri Loyrette fait entrer l’art contemporain au Louvre par petites touches, en choisissant les meilleurs artistes, avec une élégance qui contraste avec le tapage publicitaire que pratique Jean-Jacques Aillagon à Versailles. » Frédéric Mitterrand, La Récréation, éd. Robert Laffont, 2013
- « Je ne rentrerai pas dans la querelle des Anciens et des Modernes ! C’est un faux débat. La question de l’art contemporain a été réglée par Louis XIV, qui en a fait le lieu de création. Ces expositions ont donné une visibilité accrue au domaine. La création contemporaine a trouvé sa place à Versailles. Après, tout est une question d’équilibre. Il faut respecter à la fois la modernité et la tradition car Versailles est, évidemment, et avant tout, un lieu patrimonial qui en a fait le lieu de création. » Catherine Pégard, présidente du Château de Versailles depuis le 2 octobre, LE QUOTIDIEN DE L’ART | 12.10.11
- « L’art contemporain était le domaine réservé de Jean-Jacques Aillagon, il connaissait mon point de vue sur Jeff Koons ou sur Murakami (...) Le jardinier se doit d’embellir, d’entretenir et surtout de transmettre aux générations futures le parc dont il a la charge... Et puis surtout je considère Versailles comme une oeuvre d’art et je trouve un petit peu déplacé que l’on vienne transformer cette oeuvre d’art en y déposant d’autres oeuvres d’art. Est-ce que l’on accepterait par exemple que le jardinier que je suis couvre de verdure les oeuvres actuellement exposées, je ne suis pas sûr que cela plairait aux sculpteurs. Et bien moi, je n’aime pas tellement quand le sculpteur vient mettre sa ferraille sur mes pelouses . » Alain Baraton, émission Historiquement Show, chaîne HISTOIRE | 11 (lire ci-dessous au 26.09.10 quand le même soutenait le point de vue contraire sous la présidence Aillagon)
- "Le château de Versailles n’est pas un musée d’art contemporain. J’ai dirigé des musées d’art moderne et d’art contemporain. Je n’ai pas l’ambition de transformer le château en Centre Pompidou bis." Jean-Jacques Aillagon, LE NOUVEL ÉCONOMISTE | 14.04.11
- « Je ne veux pas que Versailles soit le tabernacle des esthétiques passées. C’est un lieu qui doit être ouvert aux créateurs d’aujourd’hui. Leur présence revivifie le passé. » Jean-Jacques Aillagon, LA TERRASSE | 02.11
- « Peut-on faire du palais de Versailles un simple show room pour un artiste, aussi excellent soit-il ? Non. Peut-on demander à un artiste de travailler pendant deux ou trois ans dans Versailles à la réalisation d’une exposition. Oui, peut-être. Là est toute la différence. Je sens quelque chose de l’ordre de la fainéantise chez Aillagon. (…) C’est à celui qui trouvera des financements. Mais il est très sympathique cet homme. » Olivier Cena, critique d’art, « Versailles controversé », SciencesPo
- « La fin de l’année a été particulièrement bonne alors que ce n’est pas la meilleure saison. C’est la preuve que les expositions d’art contemporain ne vident pas le château comme certains l’ont dit mais qu’elles dopent la fréquentation. Les détracteurs de ces expositions en deviennent les meilleurs propagandistes. » Jean-Jacques Aillagon, AFP | 14.12.10 (Un oubli de la part de M. Aillagon : l’exposition « Sciences et curiosités à la Cour de Versailles » avait démarré fin octobre)
- « Ce patrimoine (Versailles) n’est pas un cadre mort, ce patrimoine a une capacité à poser des questions à des artistes de notre temps. » Jean-Jacques Aillagon, « Aux Arts, citoyens ! », PUBLIC SÉNAT | 15.10.10
- « Les peintres sont plus difficilement accueillables à Versailles que les sculpteurs tout simplement parce que nous n’avons pas de murs. Les murs sont encombrés déjà de mille choses, sont enrichis de mille choses, il y a des peintures, il y a des décors, il y a des marbres, il y a des stucs... En revanche, il est beaucoup plus facile d’introduire un objet, une sculpture, en trois dimensions. » Jean-Jacques Aillagon, « Aux Arts, citoyens ! », PUBLIC SÉNAT | 15.10.10
- A propos de Murakami Versailles : « J’aime cette exposition parce qu’elle est gaie, elle est colorée, fleurie, parfois même coquine. Elle me plaît beaucoup. Elle n’entraîne aucune dégradation du site. Ce que l’on dit moins, c’est la couverture médiatique énorme, une couverture internationale qui séduit le mécénat d’entreprise, ce sont déjà d’importantes promesses de dons qui permettront demain d’entretenir au mieux le château et les jardins. » Alain Baraton, chronique « L’art moderne dans les jardins classiques. Murakami à Versailles », FRANCE INTER | 26.09.10
- « Je crois qu’il faut considérer que c’est la dernière fois que l’exposition a lieu dans les appartements royaux car cela devient répétitif. Il faudra trouver autre chose à l’intérieur, d’autres formules, car sinon cela devient un peu bégayant. » Jean-Jacques Aillagon, AFP | 27.08.10
- Stéphane Martinet, directeur adjoint de la Commission du film d’Ile-de-France, au sujet de leur tentative de convaincre EON Productions de venir tourner un James Bond au domaine de Versailles :
« Mr Martinet said that the arrival of modern artists, along with the efforts to encourage films, such as Bond, were part of an attempt to turn Versailles into a “centre of European artistic creation as it was in the time of Louis XIV”. » = Monsieur Martinet dit que la présence d’artistes contemporains, comme leur efforts d’encourager des films comme James Bond, participe à vouloir refaire de Versailles un « centre européen de création artistique comme cela l’était au temps de Louis XIV » in « Paris offers 007 a licence to kill at the Palace of Versailles » by Adam Sage, TIMES | 07.04.10
- « On ne choisit pas des œuvres pour choquer, pour heurter mais seulement pour provoquer chez le public une réaction, un débat, une réflexion. Nous avons fait pour Murakami la même chose que pour Koons, car la problématique, c’est la confrontation de deux notoriétés, celle du château et celle de l’artiste. La présence du contemporain dans les musées est une excellente chose, mais il faudrait aussi que des lieux d’art contemporain exposent aussi des œuvres classiques. Vous savez, la galerie des Glaces est une sorte de manga, une bande dessinée à la gloire du règne du Roi. » Jean-Jacques Aillagon, monversailles.com | 01.03.10
- « Louis XIV a fait ce château avec les grands artistes de son temps. Certes, il y a mis des œuvres antiques, comme La Joconde, mais il a demandé à Molière, André Le Nôtre, Jean-Baptiste Lully, Charles Le Brun et bien d’autres grands artistes de son temps, d’œuvrer pour lui. La tradition de Versailles n’est pas nous sommes un musée avec des vieux trucs. Mais nous sommes un lieu de l’excellence artistique ; ce n’est pas un château figé, mais un château vivant. C’est aussi pour cela que nous organisons des spectacles dans les jardins. Le fait de faire à Versailles de l’art contemporain, de l’art d’aujourd’hui, ce n’est que faire la même chose qu’avant. » Laurent Brunner, directeur de Château de Versailles Spectacles, JDD | 19.09.09
- « Elles (les expositions d’art contemporain) ont atteint deux cibles. La première, c’est un public qui ne viendrait pas logiquement à Versailles, qui est venu parce qu’il y avait de l’art contemporain. Il est difficile à quantifier, mais il existe. Quand je vois un Japonais avec des écouteurs, j’en déduis qu’il est là pour Louis XIV. Des jeunes qui achètent le catalogue Koons, c’est autre chose. La seconde, qui n’était pas un objectif de départ, c’est que ça fait parler. Que ce soit polémique ou pas, ça fait parler de Versailles, et ça diversifie l’image du château. L’an dernier, à un moment où les musées accusaient une baisse de fréquentation, la nôtre était en hausse. Koons a eu un rôle de développeur d’image, à ce moment-là. » Laurent Brunner, directeur de Château de Versailles Spectacles, LE MONDE | 10.09.09
- « Quand Louis XIV a construit le château, il ne l’a pas construit avec des artistes du Moyen-Âge mais avec les grands artistes de son époque qui étaient Racine, qui étaient Molière, les plus grandes stars d’avant-garde de son temps, qu’il a fait travaillé ici. Et aujourd’hui les grands artistes travaillent à nouveau, les artistes vivants, au sein du château. » Laurent Brunner, directeur de Château de Versailles Spectacles à propos du concert de Christophe, Journal 19/20 FR3 | 15.07.09
- « C’est ça qui est beau dans cette histoire : comment Versailles est inclus, comment le château est inclus dans cette ville, dans cette société moderne, avec les avions survolant ce jardine et ce château. » Xavier Veilhan, artiste, à propos de son expo à Versailles, BLAST | été 09
- « Cette fidélité scrupuleuse aux missions de l’établissement à l’égard du patrimoine ne signifie cependant pas qu’on doive l’embaumer dévotement et le ranger pour toujours parmi les reliques magnifiques mais mortes. Versailles a, au contraire, vocation à rester un »objet culturel« vivant. » Jean-Jacques Aillagon, édito du journal de l’exposition Jeff Koons Versailles | 10.08
- « Je ne suis qu’un jardinier alors je ne me prononce pas sur la question, mais je pense simplement que Versailles a été très contemporain à son époque. » Joël Cottin, jardinier en chef du château de Versailles, in « Versailles - Le jardinier du château se frotte à l’art contemporain » par Antoine Hasbroucq, LE PARISIEN Ed. Yvelines | 06.09.08
- Citations sur l’exposition Jeff Koons Versailles : cliquez ici
- « Le paradoxe est qu’à Versailles, tout ce qui est contemporain, a l’air anachronique. Ce château a beau faire partie de mon quotidien, je suis toujours étonné d’y voir des machines à café, des télévisions... » Alain Baraton, « Le jardinier de Versailles », éd. Grasset, 2006, p.26

PRÉSIDENCE AILLAGON
- « J’y ai passé quatre ans, quatre mois, quatre jours. Nous avons ­accueilli 6 millions de visiteurs chaque année. J’ai ­ouvert les portes du château aux plus grands artistes contemporains. À ce propos, la critique émanant de groupes rétrogrades a souvent été ­fanatique. J’espère que mon successeur continuera sur cette voie. » J.-J. Aillagon, VSD | 30.11.11
- « Je ne peux oublier ses crises au téléphone après la lecture de quelques éditoriaux contre la présence discutable d’oeuvres contemporaines dans les grands appartements versaillais (...) ou d’une grille d’honneur fantaisiste n’ayant été restituée que pour mieux contrôler les flux de visiteurs. » Guy Boyer, directeur de Connaissance des Arts, à propos de J-J. Aillagon , CDA | 22.09.11
- Sur la programmation culturelle : « Parfois, c’est du grand n’importe quoi. Tout cela se fait, de plus, sans la moindre concertation. Aujourd’hui, le président de Versailles n’a de compte à rendre à personne. » Olivier de Rohan, ex-président de la Société des amis de Versailles, LE FIGARO | 12.05.11
- « J’ai modestement l’impression que j’ai donné une visibilité à Versailles et un magistère exceptionnel à la fonction de président : les ambitions que suscite Versailles en sont un signe. » J.-J. A., LE FIGARO | 12.05.11
- « Ce Lorrain s’est épanoui à Versailles, dont il préside l’Établissement public depuis 2007, où il fut reconduit l’an dernier après une habile campagne de presse. » LE FIGARO | 23.03.11
- « A Versailles, on ne s’arrête jamais ! C’est ça l’esprit de Versailles et non la rumination des stériles regrets d’un passé éteint. » J.-J. A., son blog | 12.12.10
- Question : Diriger Versailles paraissait autrefois un pensum. Aujourd’hui le poste excite les convoitises, comme on a pu le constater lors du renouvellement de votre mandat. Ca vous a étonné ? : J.-J. A. : « Ca prouve que j’ai su rendre Versailles désirable ! Un jour arrivera bien le moment où il faudra me désigner un successeur. Je souhaite qu’il ait le même enthousiasme que celui qui m’anime, la même conviction, la même volonté d’inventer et de sortir des sentiers tracés d’avance. Mais je forme le voeu de servir cette maison le plus longtemps possible. » PARIS MATCH | 16.09.10
- « Il faut savoir mieux exploiter la marque Château de Versailles et donc la commercialiser » J.-J. A., LE PARISIEN | 13.06.10
- Avant sa reconduction : « Même si Frédéric Mitterrand a quelques comptes à régler avec Aillagon (leur passé commun à TV5 Monde a laissé quelques méchants souvenirs), le ministre se dit que la rancune est mauvaise conseillère. D’autant qu’en cas de mauvais coups, la capacité de nuisance d’Aillagon, bien connecté dans les médias, serait une source d’ennuis dont Frédéric Mitterrand n’a nul besoin. Il a eu amplement son lot de polémiques... » Emmanuel Berretta, LE POINT | 02.06.10
- « À cet égard, la situation de Versailles est la plus claire, puisque l’établissement ne vit que de ses recettes propres – billetterie, locations, concessions, mécénat – et ne reçoit pas de subventions de fonctionnement. Cependant, pour la première fois, il recevra cette année une compensation pour la perte de recettes due à la décision d’étendre aux moins de vingt-six ans l’accès aux collections nationales. Cette aide sera d’autant plus nécessaire que les jeunes – européens, notamment – représentent une grande part de notre public. L’État prend également directement en charge la rémunération des agents titulaires mis à la disposition de l’établissement. La valorisation de cette prise en charge s’élève à environ 20 millions d’euros. » J.-J. A. in Commission des Finances, de l’économie générale et du Plan / Mission d’évaluation et de contrôle / Musée du Louvre, Assemblée nationale | 09.04.09
- « Cette maison n’est pas une maison de retraite » J.-J. A., cité dans LE PARISIEN | 13.06.10
- « Jean-Jacques Aillagon dans mon bureau : particulièrement suave. Il souhaite être renouvelé à Versailles, mais se doute de la réticence du président qui le méprise. Je le soutiendrai quoi qu’il en soit, parce qu’il est bon, mais en attendant j’allume les warnings. On s’entend sur la durée du renouvellement si je lui obtiens. Pas au-delà du couperet de l’âge de la retraite. C’est clair. » Frédéric Mitterrand, La Récréation (Mardi 20 avril 2010), éd. Robert Laffont, 2013
- « Ma mission principale est de développer la fréquentation et le mécénat » J.-J. A. in « Comment gouverne... le super-intendant de Versailles » par Francine Rivaud, CHALLENGES | 02.04.09
- « Le véritable défi, c’est de ne pas laisser la culture se superficialiser dans le registre de l’événementiel et du divertissement. La culture doit rester une réalité profonde et enracinée. » J.-J. A., interview saisonclassique.fr | 2009
- « Je trouve de l’argent pour restaurer Versailles, je trouve de l’argent pour remeubler Versailles, je veille à ce que Versailles soit bien tenu, je veille à ce qu’on y reçoive bien le public, je veille à ce qu’on fasse des publications pour Versailles, donc personne n’a de leçon à me donner sur Versailles. Je suis le gardien de Versailles et j’en suis le bon gardien. Peu de gens ont autant de respect que moi de Versailles. » J.-J. A. face à Philippe Tesson qui lui fait le reproche d’outrager Versailles avec l’exposition Jeff Koons, in Face à Face, Vidéo LE FIGARO MAGAZINE | 23.09.08
- « Je ne suis pas un roi. Je serais critiquable si j’étais négligent à l’égard du patrimoine qui m’a été confié. Depuis que je suis président de Versailles, on n’a jamais tant acheté pour les collections de Versailles (...) On n’a jamais tant restauré les décors et les bâtiments de Versailles que depuis que j’y suis. » J.-J. A. in « Si Koons fait un flop, on ne recommencera pas », propos recueillis par Valérie Duponchelle et Sébastien Le Fol, LE FIGARO, 11.09.08
- « Je n’y suis pas le roi, éventuellement le gouverneur. Ma première mission, c’est de lui donner les meilleures conditions de valorisation. » J.-J. A., in « Jean-Jacques Aillagon » par Azimi Roxana, JOURNAL DES ARTS n° 279 | 11.04.08
- « Versailles est un établissement auquel je rêvais après le Centre Pompidou, pour une fin de carrière. C’est un objet culturel très complet, avec un bâtiment, des jardins, un musée, la possibilité de développer l’art contemporain. » Jean-Jacques Aillagon, in « Jean-Jacques Aillagon châtelain » par Azimi Roxana, JOURNAL DES ARTS n° 262 | 22.06.07
- « Le premier devoir consiste à respecter et à rénover le patrimoine qui vous est confié. Faire en sorte qu’il reste vivant, ouvert à la recherche et aux spectacles vivants... Après, chacun exprime ce cahier des charges avec sa sensibilité. » Jean-Jacques Aillagon, LE PARISIEN | 19.06.07
- « La seule chose que je peux dire, à titre purement personnel, est que je trouve cette nomination funeste (...) M. AILLAGON a été l’un des plus mauvais ministres de la culture de la Cinquième République. » Etienne Pinte, alors maire de Versailles, Conseil municipal | 07.06.07

RÊVE DE VERSAILLES
« Rêvons ! Rêvons d’un site calqué non plus sur le modèle du Grand Louvre, mais sur celui d’une université anglo-saxonne ou d’un centre d’études. Y conflueraient tous ceux que passionnent les élans philosophique, scientifique, artistique du grand siècle et des Lumières. S’y retrouveraient, pour faire vivre cette culture, des savants et des amateurs de tous horizons, attirés par l’architecture de cour et l’art des jardins, la musique baroque et la haute école, la pensée classique et les vers de Racine... »
Franck Ferrand, « Ils ont sauvé Versailles », éditions Perrin | 2003

VERSAILLES, LA VILLE
« Quant à la ville de Versailles (car elle existe, je vous jure, quoique bien des Parisiens et des Parisiennes croient encore que Versailles ne se compose que d’une avenue et d’un tapis vert), ceux qui la connaissent superficiellement la trouvent triste, parce qu’ils n’ont vu que les rues ; mais les maisons et les salons prennent bien leur revanche, et c’est par le mouvement des esprits et non des cabriolets et des charrettes qu’il faut, n’est-ce pas ! juger de l’agrément d’une ville. Et encore bien des gens à Versailles ne vont pas dans la Société ; un bon nombre y sont pour n’être pas à Paris sans être ailleurs. J’en sais, et ce ne sont pas les pires, qui viennent y cacher leur bonheur ou leurs travaux, sans même se voir entre eux. C’est une foule de solitaires. » Emile Deschamps, « Paris Guide par les principaux écrivains et artistes de la France », éd. Lacroix Verboeckhoven & Cie, 1867

:: Louvre pour tous | 19/04/2004 | 15:47 |

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UNE CITATION, DES CITATIONS
« En France, on travaille dans le service public, en Amérique, on travaille pour le public » Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts de Montréal, TÉLÉRAMA | 14.09.16
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