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Musée d’Orsay, payer plus pour voir moins

Bernard Hasquenoph |

Louvre pour tous | 18/10/2009 | 20:30 |


Un multiple scandale. L’établissement public augmente son prix d’entrée en imposant un billet unique Musée + Expositions alors qu’un tiers des espaces sera en travaux et nombre de chefs-d’oeuvre invisibles.

30.04.10 | Depuis la publication de cet article, la présidence du musée d’Orsay est revenue à l’ancienne grille tarifaire plus respectueuse des visiteurs. Depuis février 2010.

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Musée d’Orsay © Louvrepourtous

18.10.09 | JUSQU’ICI, le musée inauguré en 1986, à Paris, dans l’ancienne gare d’Orsay nous avait habitué à d’autres pratiques, s’honorant d’une politique tarifaire raisonnable au regard de sa notoriété, certaines de ses conditions s’avérant même plus généreuses qu’ailleurs. Avec ses 8€ la visite des collections et ses 9,50€ la grande exposition, il se situait en deça des prix fixés dans d’autres musées nationaux comme son voisin le Louvre pourtant pas des plus chers [1]. D’autant que dans son rapport d’activité 2007, l’établissement encore dirigé à l’époque par Serge Lemoine revendiquait ce choix : « Le musée d’Orsay s’est maintenu à l’écart des augmentations tarifaires, tout en continuant à pratiquer une politique attractive en la matière. » Le prix d’entrée était alors à 7,50€. L’année suivante, sous la nouvelle présidence de Guy Cogeval débarqué du Canada [2], le plein tarif augmenta d’un petit cinquante centimes sans qu’il soit question d’aller au-delà. Au conseil d’administration de novembre 2008, Marie-Christine Labourdette, la directrice des musées de France elle-même allait jusqu’à affirmer que "la stabilité du tarif de 8 € est importante dans une période de craintes sur le pouvoir d’achat" [3].

FORFAIT UNIQUE IMPOSÉ
Pourtant, en mars 2009, ce même conseil d’administration vota pour l’automne suivant, à compter du 20 octobre 2009, c’est-à-dire maintenant, la suppression du prix de base pour ne conserver que le prix appliqué jusque là aux grandes expositions - tarif plein 9,50€, tarif réduit 7€ - sans qu’il ne soit plus possible de payer pour visiter les seules collections permanentes. Et c’est peut-être là la vraie mauvaise nouvelle, plus encore que cette discrète augmentation de 20%. En clair, désormais il n’existe plus qu’un mode de visite unique au musée d’Orsay : collections permanentes + expositions quelle qu’en soit la taille. Vouloir voir la grande exposition « James Ensor », « Art nouveau Revival » dans les salles du musée ou le musée lui-même, c’est idem. Même prix. A prendre ou à laisser [4].

Le temple de l’Art du XIXe siècle adopte ainsi les mêmes pratiques contestables que certains de ses confrères, confortant une tendance de plus en plus inquiétante dans les musées français : le Centre Pompidou qui depuis 2006 impose un forfait unique Musée + Expositions de 10 à 12€ que l’on veuille visiter le seul musée national d’Art moderne ou la grande exposition (en 2003, 5,5€ le musée, 8,50€ l’expo) ; le Château de Versailles qui, depuis cette année, impose pour la visite de sa grande exposition un billet unique Château + Expo à 15€ (8€ en 2006 pour la seule expo), devenant ainsi la plus chère de France.

Le musée d’Orsay jusque là exemplaire dans sa mission de service public d’accessibilité au plus grand nombre par le prix, ce qu’exige la loi des Musées de France [5], se range donc du côté des épiciers, au risque d’être à son tour dans l’illégalité au regard du Code de la Consommation, la pratique de vente liée étant interdite [6]. C’est cet élément parmi d’autres qui nous ont amené, en ce qui concerne Versailles, à saisir cet été la Répression des Fraudes des Yvelines, l’affaire suivant son cours. Comment des musées nationaux peuvent-ils s’autoriser des pratiques commerciales interdites dans les supermarchés ? Avec l’assentiment du ministère de la Culture qui plus est. Invraisemblable.

PAYER PLUS POUR VOIR MOINS
Mais le plus fort est que cette augmentation du prix d’entrée au principe déjà contestable s’accompagne ici d’une diminution substantielle des espaces visitables et d’une réduction de la programmation des « petites » expositions [7]. En effet, jusqu’en mars 2011, le musée d’Orsay va connaître d’importants remaniements qui vont entraîner de nombreux désagréments pour les visiteurs et concernés un tiers des 16.000 m2 du musée [8]. Guy Cogeval, conscient des perturbations, dit dans une interview accordée à la TRIBUNE DE L’ART avoir préféré maintenir le musée ouvert plutôt que de suivre l’exemple du musée Picasso actuellement fermé pour travaux. Ou le Centre Pompidou en 1999. Soit, mais alors n’aurait-il pas été plus logique et respectueux des visiteurs de baisser en conséquence le prix d’entrée ? Pire que le maintenir, on l’augmente !

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Galerie des Impressionnistes avant travaux © Louvrepourtous

Outre le pavillon Amont, situé en entrant à l’angle du musée côté Seine, qui va être totalement réaménagé sur une durée d’un an pour augmenter la surface d’exposition [9], c’est tout le cinquième étage du bâtiment qui sera fermé de fin décembre 2009 à mars 2011 - y compris le Café de l’Horloge - pour le réaménagement des salles qui présentent actuellement la collection Impressionniste et Post-Impressionniste reconnue comme la plus prestigieuse au monde car composée d’une multitude de chefs-d’oeuvre signés Manet, Monet, Renoir, Van Gogh etc. « Les fondamentaux du musée comme aime à le rappeler le Président » note le site ART CLAIR. Collection dont on peut dire, compte tenu du goût du public international, qu’elle est comme l’attraction principale du musée.

Durant ces longs mois, la collection sera officiellement toujours visible pour le public mais à un autre endroit du musée, au rez-de-chaussée, dans la galerie Lille. Dès décembre 2009 affirme son président. Plutôt janvier à en croire les panneaux indicateurs lus sur place. Visible mais amputée d’un tiers de ses tableaux, 220 au total, pour beaucoup des chefs-d’oeuvre et non des moindres [10]. De manière exceptionnelle parait-il, ceux-ci seront loués à l’étranger et non prêtés comme le veut l’usage, en deux expositions qui voyageront aux quatre coins du monde durant un an : d’Espagne aux Etats-Unis, d’Australie au Japon [11], le tout devant rapporter gros selon G. Cogeval : « Ces prêts vont rapporter 10 millions d’euros. C’est une somme inouïe par les temps qui courent, d’autant que le mécénat est réduit à zéro. » [12]. Si cette politique plus commerciale que culturelle est perçue avec inquiétude par les professionnels des musées, ne serait-ce que pour la préservation des oeuvres transbahutés ainsi d’un continent à l’autre, elle fait l’admiration de Mario Resca, directeur des musées italiens et ex-numéro 2 de McDonald’s Italie, comme celui-ci l’a déclaré le 2 octobre au Corrriere della Sera. Flatteuse bénédiction.

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Galerie Lille | mi octobre 2009 © Louvrepourtous

Comme si cela ne suffisait pas, deux autres expositions piochant dans la collection Impressionniste d’Orsay se dérouleront durant la période des travaux. Cette fois en France : « L’Impressionnisme au fil de la Seine » au musée des impressionnismes, à Giverny, du 1er avril au 18 juillet 2010. Selon G. Cogeval, c’est un prêt conséquent [13]. Et, à la rentrée suivante, ce sera la grande rétrospective Claude Monet au Grand Palais, du 20 septembre 2010 au 24 janvier 2011. Avec tous ces va-et-vient, on se demande ce qui restera à contempler d’Impressionisme sur les murs d’Orsay.

Quant aux oeuvres Second Empire présentées jusqu’ici dans la galerie Lille, elles sont déjà pour une partie mise en réserve, pour une autre redéployée dans le musée. La fermeture de ces salles, débutée à la mi-septembre, s’est faite sans information préalable du personnel. Et encore moins des visiteurs [14].

Guy Cogeval précise à la TRIBUNE DE L’ART qu’il n’y aura, au final, qu’un « creux de dix jours pendant lequel on ne pourra pas du tout voir de peinture Impressionniste dans le musée ». Optimiste. Et, grand prince, d’ajouter : « Un billet à tarif réduit sera vendu pendant cette courte période »... sans mentionner bien sûr l’augmentation préalable du billet d’entrée. Cette manière de procéder fait penser à cette infraction classique que pourchassent les services de la Répression des Fraudes, quand un commerçant, juste avant la période des Soldes, augmente discrètement ses prix.

D’ailleurs ce détail de l’augmentation et de la forfaitisation imposée du billet d’entrée a échappé aux journalistes présents à la conférence de presse organisée par le musée d’Orsay le 29 septembre dernier pour annoncer ses grands travaux. Sans doute parce que Guy Cogeval n’y a fait aucune allusion et que personne n’a eu l’idée de consulter le site Internet du musée qui, en revanche avec une grande honnêteté, prévenait du changement tarifaire depuis plusieurs semaines. Sinon, les grands musées ne communiquent pas sur de tels détails.

BEAUCOUP DE TAPE-À-L’OEIL
Mais, au fait, pourquoi augmenter le prix d’entrée ? Si le musée ne donne aucune explication, personnels et syndicats s’agitent sur le sujet. Dans un tract interne de la section CGT du musée que nous nous sommes procuré [15], il est indiqué que l’opération devrait rapporter pas moins de 700 000€ en vue de « financer les travaux du 5e étage » selon la direction. Nulle autre raison. Ainsi l’image idyllique que tente de donner G. Cogeval de travaux financés moitié par l’Etat, moitié par la circu-location des chefs-d’oeuvre de par le monde n’est pas tout à fait exact. Les visiteurs, pour beaucoup étrangers, vont être mis, sans le savoir, à contribution pour des travaux dont ils ne profiteront sans doute jamais.

Par ailleurs, le syndicat dénonce, avec raison, la dimension somptuaire des travaux - au bas mot 11,4 millions d’euros, cité par l’AFP - « alors que le gouvernement demande aux institutions relevant de l’État de freiner les dépenses » en cette période de crise. Somme certainement due en partie au choix du musée de faire appel à « des stars internationales de l’architecture et du design ». En vue, sans doute, d’augmenter la notoriété du lieu en titillant les médias. Car, sur la planète, n’y a-t-il de compétents et talentueux que de grands noms ? Finalement quel conformisme. Sans aucune garantie de réussite [16].

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Café de l’Horloge avant travaux © Louvrepourtous

Si le pavillon Amont est confié à l’honorable Atelier de l’Ile [17], quelle nécessité y avait-il pour la décoration du Café de l’Horloge qui va voir sa superficie tripler, à faire appel aux ultra-tendance frères Campana, « designers brésiliens, présents dans les plus importants musées du monde » comme le signale le dossier de presse. Il n’y a qu’à voir les deux très maigres et vagues « planches concept » présentées par Fernando et Humberto en p.66 pour se rendre compte de l’esbrouffe. Esquisse d’un café censé être d’inspiration Art Nouveau (avec notamment des illustrations de romans de Jules Verne !), on y trouvera un mobilier manifestement tellement peu fonctionnel qu’on se demande comment il pourra survivre aux foules de visiteurs qui en useront. Mais l’effet recherché est ailleurs : « A lui seul, ce nouveau café va donner un coup de jeune au musée d’Orsay », déclare Guy Cogeval dans LE PARISIEN [18]. C’est sûr, un musée consacré au XIXè siècle, c’est presque vieux jeu. Précisons que sur les 1,2 millions d’euros de budget prévisionnel, 832 000 sont à la charge du musée d’Orsay, « autofinancés » indique le dossier.

Quant aux galeries Impressionnistes, elles sont confiées à l’incontournable Jean-Michel Wilmotte, sélectionné sur concours en avril 2009 : « Un projet tellement remarquable qu’il a été choisi à l’unanimité. Il a pris très au sérieux la confrontation avec Gae Aulenti qu’il admire beaucoup par ailleurs. Il fait partie de ces architectes qui deviennent de plus en plus exigeants. Ce qu’il faisait ne m’intéressait pas beaucoup il y a vingt-cinq ans, aujourd’hui je trouve que ses réalisations sont remarquables » s’esbaudit G. Cogeval dans la TRIBUNE DE L’ART.

Gae Aulenti est l’architecte intérieure italienne, auteure de l’aménagement de tout le musée d’Orsay à son ouverture en 1986. Une admiration qui pousse Wilmotte à faire table rase, dans son projet, de toute la proposition en place de sa consoeur pour faire quasi le contraire. Travaux dont on ne comprend pas bien l’ampleur, la galerie des Impressionnistes n’étant « pas délabrée au point que cela rende indispensable sa reconstruction intégrale » comme l’écrit dans son tract la CGT Musée d’Orsay. C’est surtout sa localisation dans le musée qui pose problème, si éloignée de l’entrée. Et l’invisibilité de la signalétique pour y mener. Seule la salle des colonnes qui prolonge la galerie et les cabinets mitoyens pouvaient sembler inconfortables à la visite.

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Salle des colonnes | mi octobre 2009 © Louvrepourtous

D’autant que, sur le papier, les choix retenus sont tous pour le moins étonnants et discutables. Jusque là, ces salles sous les toits qui faisaient un peu atelier de peintre, étaient baignées par une lumière naturelle filtrée et corrigée par de discrets projecteurs ce qui convenait bien à l’univers Impressionniste. « Au lieu de cela, les salles « rénovées » seront plongées dans la pénombre, et les tableaux éclairés par des spots ! » s’étonne la CGT. En effet, entre la pose au sol d’un parquet (de bois exotique !), la colorisation vert buvard des murs, l’installation d’un faux-plafond, on s’achemine vers une ambiance pour le moins assombrie. Si la présence de la lumière naturelle n’est pas totalement occultée - hormis dans la salle Van Gogh« , espace sans lumière » censé créer « une atmosphère douce et mystérieuse » rapporte LE PARISIEN -, l’essentiel de l’éclairage proviendra de lampes Solux récemment découvertes par G. Cogeval au musée de Cologne, dont le résultat... « ressemble beaucoup à la lumière du jour ». Un investissement qui enorgueillit la marque comme on s’en doute. Un choix cependant hasardeux dont a conscience le président du musée d’Orsay puisque, après 2016, comme il le rappelle lui-même, « toutes les lampes halogènes seront interdites à la vente » [19]. Aussi espère-t-il une dérogation à la loi pour les musées. Drôle de sens des responsabilités.

:: Bernard Hasquenoph |

:: Louvre pour tous | 18/10/2009 | 20:30 |

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NOTES

[1] Le musée d’Orsay fonctionnait comme le Louvre et comme une grande majorité de grands musées, avec certaines conditions plus avantageuses. Le billet d’entrée de base (8€) comprenait la visite des collections permanentes du musée + les « petites » expositions temporaires se tenant dans ses salles. Même principe qu’au Louvre (9€). Pour les grandes expositions temporaires à l’écart du circuit général, un billet unique était proposé (9,50€) offrant en plus la visite du musée et donc des « petites » expositions. Les grandes expositions du Louvre coûtent 11€ sans la visite du musée, une formule Musée + Grande Expo est proposée à 14€. Enfin, le musée d’Orsay applique un tarif réduit pour tous à partir de 16h15 et le jeudi de 18h quand le Louvre n’en propose que lors des nocturnes du mercredi et vendredi à partir de 18h. Et un tarif réduit pour tous les jeunes de 26-30 ans.

[2] Guy Cogeval a dirigé de 1992 à 1997 le Musée des monuments français, à Paris, puis le Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’à sa démission à l’automne 2007. Dix-neuvièmiste, il a publié en 2003 le catalogue raisonné d’Édouard Vuillard. Lire, lors de sa nomination au musée d’Orsay, son interview par Roxana Azimi & Philippe Régnier, JOURNAL DES ARTS n° 275 | 15.02.08.

[3] Depuis le 1er janvier 2004, par décret du 26 décembre 2003, le musée d’Orsay est un Etablissement Public Administratif (EPA), placé sous la tutelle du ministre de la Culture. Il regroupe le musée d’Orsay et le musée Hébert actuellement fermé. Son conseil d’administration, présidé par le président de l’établissement public détermine la politique scientifique et culturelle de l’établissement, la programmation des expositions et des activités culturelles. Il vote le budget, délibère sur la politique tarifaire et détermine, notamment, les conditions générales d’emploi des agents contractuels.

[4] Pour les jeunes de moins de 26 ans ressortissants de l’Union européenne qui bénéficient, sur décision présidentielle, de la gratuité des collections permanentes dans les musées et monuments nationaux depuis le 1er avril 2009, personne au musée d’Orsay, quelques jours avant l’application de la nouvelle grille tarifaire, n’était capable de dire ce qu’ils deviendraient !

[5] « Les droits d’entrée des musées de France sont fixés de manière à favoriser leur accès au public le plus large. » Loi sur les Musées de France n°2002-5 du 4 janvier 2002, art. 7.

[6] « Il est interdit de refuser à un consommateur la vente d’un produit ou la prestation d’un service, sauf motif légitime, et de subordonner la vente d’un produit à l’achat d’une quantité imposée ou à l’achat concomitant d’un autre produit ou d’un autre service ainsi que de subordonner la prestation d’un service à celle d’un autre service ou à l’achat d’un produit. » Article L122-1 du Code de la Consommation.

[7] « Il faut comprendre quelque chose, c’est qu’en raison des travaux, on ne peut pas faire autant d’expositions que d’habitude » dixit G.Cogeval dans l’interview de la TRIBUNE DE L’ART déjà citée.

[8] « Le musée d’Orsay fait en partie peau neuve, expose Ensor et le crime » AFP | 29.09.09.

[9] Extrait du dossier de presse : « Le pavillon Amont est situé dans la partie nord-est du musée, et, pour un tiers de sa surface, au-dessus des voies de la SNCF. A l’ouverture du musée, le Pavillon Amont présente la section Architecture, muséographiée par Richard Peduzzi. Il s’étend sur environ 1450 m² utiles (espaces d’exposition) et comprend deux niveaux en sous-sol, cinq niveaux au-dessus du rez-de-chaussée et deux niveaux de combles techniques (...) S’inscrivant dans le cadre de la refonte globale des espaces muséographiques menée par le musée d’Orsay, l’opération “Pavillon Amont” a pour objectif l’aménagement fonctionnel et muséographique de cet élément fondamental pour le musée, en articulation directe avec les galeries côté Seine, au niveaux rez-de-chaussée et 5e étage, la nef au niveau médian et le tympan Est et ses escalators. Outre l’aménagement de nouveaux espaces muséographiques, cette opération vise à améliorer le circuit de visite du pavillon Amont et la fluidité de la circulation vers la galerie des Impressionnistes ». Il est à noter que ces travaux étaient prévus et votés avant l’arrivée de G. Cogeval, et financés grâce à des crédits d’Etat.

[10] Parmi lesquels « Le Fifre » de Manet, « La Montagne Sainte-Victoire » et « Les Baigneurs » de Cézanne, « Autoportrait au Christ jaune » et « Femmes de Tahiti » de Gauguin, « Nuit étoilée sur le Rhône » de Van Gogh, « La charmeuse de serpent » du Douanier Rousseau.

[11] « De Manet à l’impressionnisme - Une renaissance moderne » (Extrait du dossier de presse : « A l’occasion des travaux que le musée connaîtra en 2010, cette exposition riche en chefs-d’oeuvre illustre parfaitement la position singulière qu’occupe Orsay dans le paysage international. ») : à la Fondation MAPFRE, Madrid, du 11 janvier au 22 avril 2010, au Fine Arts Museums of San Francisco du 22 mai au 6 septembre 2010 et au Frist Center for Visual Arts, Nashville, du 14 octobre 2010 au 23 janvier 2011.
« Au delà de l’impressionnisme - Chefs-d’oeuvre du musée d’Orsay » (Extrait dossier de presse : « Les cent quatorze toiles exposées comprennent certains plus grands chefs-d’oeuvre de la collection (Monet, Cézanne, Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Gauguin, douanier Rousseau, Vuillard, Bonnard, etc) ») : à la National Gallery of Australia, Canberra, du 4 décembre 2009 au 5 avril 2010, au National Art Center, Tokyo, du 26 mai au 16 août 2010, au Fine Arts Museums of San Francisco, du 25 septembre 2010 au 18 janvier 2011.

[12] Ibid LE MONDE.

[13] « En mars prochain on prêtera encore beaucoup à une exposition, L’Impressionnisme au fil de la Seine » dixit G.Cogeval dans l’interview de la TRIBUNE DE L’ART déjà citée. Extrait du dossier de presse : « une sélection d’une soixantaine de peintures, issues de collections publiques dont le musée d’Orsay, peintes sur les bords de la Seine, retraçant l’histoire de l’impressionnisme et du post-impressionnisme, d’Eugène Boudin à Henri Matisse. Cette manifestation compte des chefs-d’oeuvre d’Édouard Manet, Pierre-Auguste Renoir, Claude Monet, Camille Pissarro, Alfred Sisley ou Gustave Caillebotte. »

[14] Sur les relations du président actuel du musée d’Orsay, non seulement avec ses syndicats, mais avec le personnel en général, et les conservateurs en particulier, nous renvoyons à l’article inattendu paru dans LE MONDE du 17 octobre - « Les méthodes très contestées du président du Musée d’Orsay par Clarisse Fabre - qui fait état d’un climat particulièrement tendu dans l’établissement dû au management jugé trop cassant de G. Cogeval. A lire aussi ce tract de SUD Culture : »Musée d’Orsay - Dialogue social ? Niet. Instances paritaires ? Niet. Pouvoir absolu ? Oui !!!".

[15] Tract CGT intitulé « Billet augmenté + musée réduit = public lésé » daté de fin septembre 2009, auquel nous avons emprunté l’expression éloquente « Payer plus pour voir moins » pour le titre de notre article.

[16] Pour preuve, la salle des Etats au Louvre, remodelé en 2005 par Lorenzo Piqueras pour présenter notamment la Joconde et les Noces de Cana de Véronèse. Une intervention unanimement saluée par la presse. Pourtant, l’éclairage zénithal est gâché par le revêtement des murs, un enduit qui donne l’illusion d’un velours ocre. Résultat : toute la salle baigne dans une ambiance jaunâtre du plus mauvais effet.

[17] Le cabinet « l’Atelier de l’Ile » est dirigé par Dominique Brard. Il a été notamment responsable de la transformation de l’American Center de Frank O. Ghery à Paris en nouvelle Cinémathèque française.

[18] « Orsay va prendre des couleurs » par Eric Le Mitouard, LE PARISIEN | 30.09.09.

[19] Ibid TRIBUNE DE L’ART.



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« En France, on travaille dans le service public, en Amérique, on travaille pour le public » Nathalie Bondil, directrice du Musée des beaux-arts de Montréal, TÉLÉRAMA | 14.09.16
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