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Musées - Paris s’auto-congratule

21.06.2008 |

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Maquette, Musée Carnavalet
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21.06.08 | ON N’EST JAMAIS MIEUX servi que par soi-même. Sans autre actualité que l’air du temps et peut-être par arrière-pensée politique avec la fin prochaine de l’expérimentation de la gratuité des musées menée par le gouvernement, la Mairie de Paris fait savoir, par un communiqué, que la fréquentation des collections permanentes de ses musées a progressé de 139 % depuis 2001 - début de la première mandature de Bertrand Delanoë -, passant de 537 000 visiteurs en 2001 à 1 300 000 visiteurs en 2007.

En 2002, année du lancement de la gratuité des collections permanentes des musées parisiens, ce qui demeure un geste politique fort, une hausse de 132 %, et de 173 % l’année suivante, était notée. Attractivité qui, loin de s’essouffler selon la municipalité, resterait toujours importante six ans après, notamment pour le fleuron de ses établissements, le Musée Carnavalet. Le communiqué annonce une augmentation 25 % de fréquentation pour les cinq premiers mois de l’année 2008 par rapport à la même période en 2007.

Ces informations de la Mairie de Paris viendraient donc démentir l’effet lune de miel pointé par le ministère de la Culture pour minimiser la hausse de fréquentation au démarrage de l’expérimentation de la gratuité des musées en janvier 2008, censé s’estomper avec le temps.

Pour expliquer le « dynamisme » et « l’évolution positive » de ses musées, la Mairie de Paris, met en avant, au-delà de la gratuité, l’enrichissement des collections, l’adaptation de l’offre, les mesures d’accompagnement à la visite, l’amélioration des conditions d’accueil, notamment envers les handicapés, mais aussi la rénovation et la modernisation de ses établissements, notamment des musées du Petit Palais et de Cernushi.

Un auto-satisfecit tempéré par l’absence de chiffres de diversification des publics selon leurs origines socio-économiques, la gratuité profitant essentiellement, selon ses détracteurs, aux habitués sans pour autant attirer les publics éloignés. Christophe Girard, adjoint à la Culture du Maire de Paris reconnaissait d’ailleurs, dans une interview accordée fin 2007 au Journal des Arts [1], que le schéma était bien celui-là. Une grande honnêteté de sa part, pas au point tout de même d’en faire état dans le présent communiqué.

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VOS COMMENTAIRES

26.01.2017 | gracchus |

je suis né à Versailles,étant jeune nous jouions dans le hameau de la Reine ouvert GRATUITEMENT toute l’année.... c’est lamentable d’etre obligé de payer pour accéder à ce site.

14.08.2016 | foy |

Vrai le prix est decevant et les heures d ouverture encore plus

1er.02.2014 | Francis |

La ferme du hameau de la Reine, c’était l’endroit où les petits citadins pouvaient voir en vrai leur premières vaches, cochons, anes, canards et poules. C’est devenu une machine à fric, dont l’entrée est plus chère que le Louvre, et qui n’est meme pas gratuit le premier dimanche du mois.

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NOTES

[1] Le Journal des Arts, n° 269 | 16.11.07.


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